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À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 52 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

Réussir!

Mardi 14 février 2012

Par Gilles Bordonado

Selon une étude du ministère de l'Éducation du Québec, sur 100 élèves qui entraient dans le réseau scolaire en 2009-2010, 99 parviendront aux études secondaires et 94 obtiendront un premier diplôme du secondaire, 39 un diplôme d'études collégiales (DEC), 32 un baccalauréat, 9 une maîtrise et, enfin, 1 personne obtiendra un doctorat.

Parmi les 94 personnes diplômées du secondaire, 32 seront titulaires d'un diplôme de formation professionnelle. L'ensemble du parcours scolaire est cependant loin d'être symétrique pour les deux sexes : en 2008-2009, plus d'hommes que de femmes (soit 15 % contre 6 %) laissaient leurs études avant d'avoir obtenu quelque diplôme que ce soit. Les 94 % de diplômés représentent un chiffre pour le moins satisfaisant, et démontrent que le Québec est sur la bonne voie et que les campagnes de sensibilisation pour la persévérance scolaire portent leurs fruits. Il en va de même des campagnes du CRÉVALE qui mettent en relief l'importance de conserver un juste équilibre entre les études et le travail des jeunes en entreprises. Il faut rappeler aux jeunes comme aux employeurs que l'éducation doit demeurer la priorité devant l'appât du gain à court terme. 

Quant au chiffre de 74 % de succès au chapitre de la formation générale, il place le Québec parmi les meilleurs sur la planète.

Objectif : 80 %

Le gouvernement du Québec s'attaque cependant, comme la plupart des intervenants du milieu, aux 26 % de jeunes qui obtiendront ce diplôme, mais après l'âge de 20 ans. Ce «raccrochage» qui génère des coûts importants pour la société peut être évité en partie, ce qui explique la cible de 80 % de diplômés que s'est donnée le Ministère pour les prochaines années. Il serait illusoire, voire utopique, de croire que tous les jeunes du secondaire ont la capacité de décrocher un diplôme à l'intérieur des cinq ans prévus. Plusieurs vivent des difficultés scolaires qui justifient un passage plus long pour réussir cet objectif. Mais comme société, on doit tout mettre en œuvre pour favoriser le succès de ceux qui peuvent réussir dans le délai prévu, par une formation tant générale que professionnelle, d'autant plus que le diplôme d'études secondaires demeure un préalable bien modeste dans les temps que nous vivons actuellement. Dans une société vieillissante et de plus en plus en compétition à l'échelle planétaire, la nécessité de poursuivre des études de haut niveau s'impose d'elle-même.

Et la réussite des garçons, elle?

En 2009, 32,8 % des Québécoises et Québécois, selon les tendances d'alors, pouvaient espérer obtenir un baccalauréat, un taux qui est plutôt stable depuis 1996 (29,3 %). On s'encouragera en se disant qu'il n'y en avait que 15 % en 1976 et 19 % en 1986, mais on comprendra cependant que les objectifs à rechercher doivent être encore plus élevés, en particulier chez les garçons, où l'on ne compte que 8,7 % plus de diplômés en 2009 qu'en 1976 (de 16,7 % à 25,4 %), alors que chez les filles, ce taux est passé de 13,1 % à 40,4 %, un bond impressionnant de 27,3 %. Car voilà un élément qui me préoccupe depuis plusieurs années et que j'ai dénoncé à plus d'une reprise. Quand allons-nous réellement nous attaquer à la situation scolaire des gars qui ne semble pas progresser comme cela le devrait? Ça aussi, ça exige des mesures importantes, et ce, par simple souci d'équité entre les sexes.

Pour les résultats complets de l'étude du Ministère : http://bit.ly/rF8XgA.

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