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À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 52 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

Elle se fera un prénom

Mardi 6 mars 2012

Par Gilles Bordonado

Quand les rumeurs se sont enflammées dans la circonscription de Terrebonne alors que la candidature de Valérie Robitaille, fille du premier magistrat de la ville, se discutait ouvertement pour la Coalition Avenir Québec de François Legault, je me disais que si elle plongeait, elle aurait à mener une vie bien compliquée avec une petite fille toute neuve à la maison.

Je pense qu'en se présentant, elle aurait malheureusement été étiquetée comme la «fille du maire», mettant un peu ce dernier dans une situation plus que délicate, bien que Jean-Marc Robitaille éprouve une très grande fierté, et on le comprend, envers Valérie comme envers le frère de celle-ci, Francis.

Il n'en demeure pas moins que l'on imagine mal une situation où le maire de Terrebonne aurait à transiger avec la députée, sa propre fille, dans un conflit ouvert avec un éventuel gouvernement caquiste. Tous deux se seraient retrouvés dans une situation complexe.

Être militante pour une formation politique est une chose, être une élue provinciale avec un papa maire comme interlocuteur en est une autre. En fouillant loin dans ma mémoire, je ne me rappelle pas qu'une telle situation soit déjà survenue dans l'histoire. Si quelqu'un croit pouvoir me faire mentir, qu'il n'hésite pas à m'écrire.

Quant à savoir si les derniers sondages ont pu jouer un rôle déterminant dans sa décision, je ne le croirais pas. Si cette femme d'affaires devait trouver troublant, comme les autres partisans de la CAQ, les récents sondages, je pense que sa vie familiale et les projets potentiels qu'elle caresse expliquent vraiment sa décision, comme la situation difficile d'avoir son père comme interlocuteur politique en cas d'élection.

Je ne pense pas que les sondages l'auraient empêchée d'en découdre avec Mathieu Traversy, le député actuel et candidat péquiste de la circonscription de Terrebonne. Et lui non plus, d'ailleurs, avec elle!

Selon moi, ce n'est cependant que partie remise pour Valérie Robitaille, une femme d'affaires qui profitait depuis quelques mois d'une paix retrouvée après des années comme restauratrice, un métier pour le moins éreintant.

J'ai maintes fois discuté avec elle et c'est une personne d'une grande intégrité, qui jouit d'une impressionnante capacité d'analyse, de réflexion et de travail. Je retrouve en elle le même feu et le même enthousiasme que chez son père. Elle a la politique dans le sang et ça se sent. Elle a toutes les compétences et la détermination pour jouer un rôle politique actif dans notre société éventuellement.

J'ai été, à mes débuts comme journaliste, «le fils de Louise», ma mère étant très active dans notre communauté. Peu à peu, je me suis fait un prénom au point où un jour, on demandera à ma maman si elle était «la mère de Gilles». Je n'ai aucun doute qu'un jour, Valérie se fera un prénom pour habiller fièrement le patronyme Robitaille dans notre communauté. Conservez ce nom en mémoire : Valérie Robitaille.

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