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À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 52 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

Gel

Mardi 13 mars 2012

Par Gilles Bordonado

Je l'avoue d'entrée de jeu, je m'oppose à la hausse des droits de scolarité universitaire que veut imposer le gouvernement du Québec aux étudiants universitaires actuels et futurs. J'emboîte le pas à cette jeunesse qui grogne, selon moi, avec raison. Je suis favorable à un gel de ces frais.

Que les étudiants contribuent à leur réussite professionnelle à venir en payant une partie de leurs études, je le conçois, mais que l'on décrète unilatéralement des hausses de cet ordre n'est tout simplement pas acceptable, car ces augmentations auront un effet sur l'endettement des étudiants et sur l'accès aux études supérieures.

Quelques faits relevés par les opposants à la hausse des droits de scolarité sont révélateurs et n'ont pas fait l'objet de contestations du gouvernement du Québec.

Pas moins de 68 % des universitaires au premier cycle vivent hors du domicile familial et doivent subvenir eux-mêmes à leurs besoins; 50 % des étudiants proviennent de familles dont le revenu familial est inférieur à 65 000 $ par année; 13 300 $ par année, c'est le revenu moyen des universitaires québécois qui sont forcés, pour la majorité, de travailler pendant leurs études. On parle ici d'une moyenne de plus de 16 heures par semaine.

Quant à l'aide financière promise, elle ne rejoindra que 25 % des étudiants et la majorité sera en prêts et non en bourses. Les couples avec un enfant d'âge universitaire gagnant entre 30 000 $ et 60 000 $ par année devraient débourser jusqu'à 6 000 $ pour les études de leur enfant et pourtant, près de la moitié de ces ménages ne contribuent pas à leurs études. La contribution parentale médiane de ces ménages est à peine de 3 000 $. D'où l'obligation pour les étudiants de travailler un nombre trop important d'heures, ce qui nuit aux études.

Le gouvernement du Québec nous rabâche les oreilles sur le fait que le Québec jouit des droits de scolarité universitaire les plus bas en Amérique du Nord. Et après?! Pourquoi le Québec ne pourrait-il pas innover par rapport aux autres provinces canadiennes? On perdrait nos meilleurs enseignants, dit-on. J'aimerais avoir des noms, des statistiques à ce sujet.

Je pense que les universités ont un sérieux ménage à faire. Toutes ouvrent des campus tous azimuts, ce qui génère des coûts très importants. Est-ce normal que l'Université de Trois-Rivières ait un campus à Joliette ou que l'Université de Sherbrooke s'installe à Longueuil? Et je ne parle pas ici des abus de certains recteurs et de certaines administrations universitaires qui en font sourciller plus d'un, moi le premier.

Quant à la gratuité totale, bien que je n'y sois pas favorable, car de contribuer à son propre succès est important, elle se vit dans bien des pays, dont la

France, certaines régions d'Allemagne, le Danemark, la Finlande, etc. Ces pays sont dotés de systèmes d'éducation parmi les plus reconnus au monde, tant pour la qualité de leur enseignement que pour celle de leurs recherches. S'ils vivent eux aussi du sous-financement, cela ne les empêche pas de connaître du succès avec leur modèle. Et il n'y a pas de mal à s'en inspirer.

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