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À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 52 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

Facebook

Mardi 20 mars 2012

Par Gilles Bordonado

Les médias sociaux sont de formidables outils de communication, mais il faut savoir les utiliser avec une certaine prudence en se rappelant que tout ce que l'on écrit, tout ce sur quoi l'on clique peut être vu par des amis, des connaissances, et les connaissances des connaissances.

Récemment, une affaire a fait les manchettes de certains médias nationaux, laissant entendre que la femme d'un élu aurait applaudi la victoire d'un entrepreneur contre une institution publique représentée par son mari. Je n'ai pas vu de visu ce «clic» et on ne me l'a pas présenté, mais quand j'ai lu l'article, je me suis dit que quelquefois, les médias poussaient le bouchon un peu trop loin.

Qu'un élu se fasse attaquer sur son travail est une chose, mais qu'on l'attaque par association du fait que sa femme ait cliqué «J'aime» sur le message d'un tiers, on franchit là une ligne qui dépasse, à mon avis, la logique. Pour moi, le politicien et le personnage public font le choix d'une vie professionnelle au vu et au su de la population. S'il est élu, son travail a le droit d'être discuté, positivement et négativement, par ses électeurs. Mais quand l'on s'attaque à sa famille pour arriver à l'atteindre personnellement, je pense qu'on dépasse les bornes et que les supposées confessions par extrapolation sont boiteuses et contestables.

Une chose est certaine, il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain. Facebook est une formidable vitrine pour communiquer avec les gens, et La Revue l'utilise, comme des milliers d'autres internautes, avec un grand plaisir pour se mettre en lien avec ses lecteurs et lectrices. Sur le plan personnel, cet outil nous permet de renouer avec des gens que nous ne voyons pas souvent ou que nous n'avons pas vus depuis longtemps. Nous nous sentons plus près d'eux, en savons un peu plus sur leur histoire, sur leur quotidien.

Mais je dois avouer que je suis devenu, avec le temps, un utilisateur plus prudent. En particulier du volet «statut». Cela me fait toujours un peu hérisser les poils du cou lorsque j'en vois certains épancher leurs émotions sur cette plate-forme. Il en est de même avec les accusations tous azimuts et les propos de certains que je juge déplacés. Donc, mes opinions y sont exprimées avec une certaine prudence et une retenue que je crois mesurée, car il est si facile d'être cité hors contexte.

Tout ça pour dire qu'utiliser Facebook, comme Twitter d'ailleurs (dont je ne suis pas un usager régulier), c'est s'installer devant une foule et crier ce que l'on pense à haute voix à un auditoire que l'on croit sensible à ses propos... avec les risques que cela comporte, surtout si sa page est ouverte à tous et que ses amis Facebook ne sont pas de si bons amis que ça!

Comme dans toute la question de la transmission des informations personnelles, toute opinion n'est pas bonne à exprimer. Comme quoi la prudence, la mesure et la nuance sont bonnes en tout.

Commentaires

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  • S. LÉPINE
    Vendredi, 23 mars 2012 16:50:13
    Monsieur Bordonado, juste un point ou deux à apporter à votre chronique concernant l'utilisation du Facebook.

    Permièrement, lorsque nous nous abonnons au compte Facebook, nous devons accepter les règlements de cette application. Donc, pour moi, au moment d'accepter l'abonnement, j'avais déjà compris que toutes les actions prises de ma part sur cette application ne m'appartenaient plus et ce, au moment ou j'utlisais le bouton J'AIME ou COMMENTAIRE. L'on peut toujours supprimer après... mais souvent... il est déjà trop tard.

    Je fais toujours un lien entre le Facebook et le système téléphonique Bell de mon enfance. Il y avait jusqu'à quatre personnes abonnées pour le même numéro de téléphone. Donc, si une personne ne voulait pas qu'un sujet ou un fait soit connu de tous (parce que les autres abonnés écoutaient la conversation même si elle ne leur était pas adressée... l'humain ne change pas parce que nous sommes en 2012... la curiosité est toujours là!), elle se déplaçait ou écrivait pour parler en toute confidentialité avec la personne concernée. Donc, pas d'ambiguïté! Par contre, si elle voulait faire passer un message, elle profitait de cet outil pour arriver à ses fins.

    Deuxièmement, nous sommes toujours responsable de nos paroles et/ou de nos actions. À nous d'en juger la portée. Les gens près d'une personne avec une certaine notoriété devraient d'autant plus être respectueux du titre de cette dernière lorsqu'ils émettent leurs opinions personnelles. À mon avis, tout part de là!

    De plus, nous ne pouvons pas toujours prévoir les intentions des ami(e)s de nos ami(e)s et ainsi de suite, c'est un trop grand contrôle. Lorsque nous nous servons de Facebook, c'est à nous d'avoir de la clairvoyance pour ne pas s'exposer aux jugements et aux critiques sévères ou... justes.

    LAISSONS LA BELLE, LA PURE INNOCENCE À NOS ENFANTS!

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