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À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 52 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

Un peu d'honneur

Mardi 24 avril 2012

Par Gilles Bordonado

Le sondage diffusé mardi par le «Journal de Montréal» est symptomatique du profond malaise dans la population en ce qui touche les relations qui peuvent exister entre les élus et les entrepreneurs, en particulier ceux qui œuvrent dans le monde de la construction.

Pas moins de 85 % des Québécois croient que la corruption entre les élus et des entrepreneurs privés est un problème répandu, qui n'est pas limité à quelques personnes. Et quand on parle du domaine de la construction, le taux passe à 94 %. C'est grave!

Il est sûr que le fait que l'Escouade Marteau débarque à l'hôtel de ville de Mascouche et arrête le maire à son retour de Cuba, un ex-fonctionnaire municipal et une pléiade d'entrepreneurs et de professionnels ne contribue nullement à améliorer l'image de ces interrelations.

Il en va de même avec la longue liste des relations «questionnables», voire incestueuses, de l'administration de la Ville de Montréal et du gouvernement libéral avec différents dirigeants d'entreprises, et certaines parmi les plus importantes au Québec.

On n'a ici qu'à penser aux nombreux ex-élus à Québec, comme à la Ville de Montréal d'ailleurs, qui se trouvent aujourd'hui dans des postes importants au sein de firmes professionnelles ou d'entreprises du domaine de la construction, des mines, de l'exploitation du gaz de schiste et autres pour se questionner sur les relations qui doivent se bâtir entre ex-élus et décideurs en poste.

On observe toutes ces abeilles butiner autour du Plan Nord, tel Winnie l'ourson à deux pas de la ruche, et on se dit : «Ouais, c'est sûr qu'il y a de la magouille!» Et il y en a sûrement.  

Comment voulez-vous que les citoyens ne soient pas cyniques après la longue liste de malversations potentielles auxquelles ils sont confrontés? Pourquoi pourrions-nous penser qu'il en est autrement dans les circonstances actuelles?

Personnellement, je n'en peux plus et c'est bien ce que j'ai exprimé la semaine dernière en réclamant sa démission au maire Richard Marcotte. Je veux bien croire qu'un présumé coupable est innocent jusqu'à preuve du contraire, mais les allégations sont trop fortes pour que les citoyens laissent passer tout cela sans rien dire, et je ne ferais pas mon travail en ne me faisant pas la voix de tous ces gens. On ne parle plus ici de quelques opposants.

Personnellement, je conjure M. Marcotte de faire preuve d'honneur et de dignité en sachant se retirer avant que tout cela tourne au vinaigre. Sinon, je demande aux conseillers municipaux, tous les conseillers municipaux, eux qui ont du respect pour leur charge publique, de refuser de siéger en sa présence et de forcer son départ, sinon de forcer la mise en tutelle de la Ville de Mascouche, la dissolution du conseil municipal et la tenue de nouvelles élections. La situation ne demande rien de moins. Dans la disgrâce que l'on vit, un peu d'honneur ne sera pas de trop!

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