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À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 52 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

Mascouche!

Mardi 10 juillet 2012

Par Gilles Bordonado

J'ai l'impression de me répéter, mais n'avez-vous pas le sentiment que la situation se répète inlassablement à Mascouche depuis près d'un an? Après la hausse des taxes municipales, les scandales et l'arrestation du maire Marcotte, voilà que ce dernier refait surface au conseil municipal un beau lundi soir d'été et que le ministère des Affaires municipales remet un rapport loin d'être élogieux pour l'administration de la ville.

On comprendra le maire de vouloir conserver son poste et toucher un salaire qu'il croit mériter, contrairement à ce qu'en pense la majorité des Mascouchois, d'honnêtes travailleurs qui doivent se présenter au boulot tous les jours pour gagner leur croûte.

Avec sa visite éclair au conseil lundi, il s'est acheté un autre 90 jours, mais combien de temps pourra-t-il exiger son salaire sans mettre le nez aux rencontres du conseil municipal et à l'hôtel de ville? Cela devient indécent de voir ainsi l'argent des contribuables dépensé pour un élu absent. Car au-delà du droit, il y a des devoirs quand on occupe un emploi, et le premier magistrat ne répond plus à ces exigences.

Dans ce contexte, on se demande bien pourquoi le ministère des Affaires municipales du Québec, dont les enquêteurs viennent de blâmer l'administration mascouchoise pour nombre d'irrégularités, n'agit pas. Combien de temps le ministre Lessard laissera-t-il passer le train sans agir? Il doit se dire qu'il vaut mieux pour lui de se cacher derrière l'escouade Marteau, bien que les poursuites ne se régleront que d'ici deux, voire trois ans. Entre-temps, ce sera la cohue aux 90 jours à Mascouche.

S'il y a une bonne nouvelle, c'est qu'entre aujourd'hui et ce délai de trois mois, il y aura une élection provinciale et sûrement un nouveau gouvernement dont le ministre des Affaires municipales sera beaucoup moins tolérant sur les absences du maire.

Pendant ce temps, les conseillers municipaux font leur possible pour mener la Ville au mieux de leurs connaissances. Ils ont déjà privé le maire du paiement de ses frais d'avocats et ont réclamé sa démission deux fois, en vain.

Mais il y a tout de même quelques bonnes nouvelles, en l'occurrence la victoire de la Municipalité dans le dossier de l'aéroport qui permettra à la Ville de Mascouche de décider elle-même du sort de ces terrains municipaux. Comme je l'ai écrit par le passé, je souhaite que l'aéroport soit déménagé ailleurs à Mascouche et que ces terrains soient mis à profit par la Ville et non pas par des intérêts privés. Il y a là, comme je l'avais démontré dans un précédent article, des centaines de millions de dollars en évaluation, des centaines, voire des milliers d'emplois potentiels, et des taxes en quantité industrielle pour solidifier les finances d'une ville qui en a bien besoin. On pourra aussi dédommager les propriétaires sur le site, mais aussi les pilotes qui y logent actuellement. Une juste compensation qui pourrait être doublée de l'aménagement d'un nouvel aéroport.

Deuxième bonne nouvelle, le dépôt d'un grand projet de parc régional autour du Manoir, un grand parc qui positionnerait merveilleusement bien Mascouche dans le cadre métropolitain.

Ça, ce sont deux bonnes nouvelles pour Mascouche, en attendant de traverser cette tempête qui n'en finit plus en raison de l'entêtement du maire à rester en place.

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