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À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 52 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

Le Manoir sur la bonne voie

Mardi 17 juillet 2012

Par Gilles Bordonado

Les habitués de La Revue savent que notre journal se fait le promoteur de la sauvegarde du patrimoine. L'histoire nous apprend que de courageux visionnaires ont pu, à force d'acharnement, protéger l'Île-des-Moulins, ses bâtiments et le Vieux-Terrebonne. C'est pour cela que nous leur emboîtons le pas. Les membres du comité de sauvegarde du Manoir sont de ces visionnaires.

Mascouche vit ce même enjeu avec la protection du Manoir et de sa vaste forêt. Dans les années 1960, certains criaient au loup à Terrebonne, plaidant que ça allait coûter la peau des fesses pour restaurer ces vieux bâtiments et qu'il n'en restait rien. Ils se disaient qu'il était bien plus simple de construire une montagne de condos sur l'Île-des-Moulins et dans le Vieux-Terrebonne que de restaurer les bâtiments en décrépitude et le quartier. Qui, aujourd'hui, dira que les conseillers municipaux de Terrebonne et le député Denis Hardy s'étaient trompés en protégeant l'Île? Qui le dirait?  

Le comité de sauvegarde du Manoir a déposé un projet original, unique et répondant aux impératifs qui visent une meilleure protection du patrimoine bâti, mais aussi de l'environnement. Il ouvrira un monde nouveau aux Mascouchois et aux touristes en visite dans la région.

Je souligne le courage du député Guillaume Tremblay, qui a soutenu publiquement ce projet. Il en va de même du géographe-historien Claude Martel, de Luc Thériault, de Denise Paquette, de Denise Cloutier et des autres membres du comité. Tous d'horizons différents, ils ont néanmoins accepté de pousser cette initiative plus loin, car Le Manoir, sa forêt et les Mascouchois le méritent. Ils doivent continuer de soutenir cette initiative, pas pour ce qu'il sera dans un ou deux ans, mais pour ce qu'il représentera dans 15 ou 20 ans.

Quand certains pessimistes, que je n'oserai pas encore qualifier d'oiseaux de malheur, plaident déjà qu'il en coûtera des millions en expropriation pour dédommager le propriétaire, je leur dis de ne pas jeter le bébé avec l'eau du bain. Je vais rassurer immédiatement ces tièdes. Oui, il y a de l'argent disponible. Oui, il y a des outils de zonage, législatifs et légaux, pour forcer le propriétaire à présenter un projet qui visera la protection de ce bâtiment, de sa forêt et de ce territoire unique à Mascouche. Ne condamnez pas ce projet sans en avoir pris véritablement connaissance et sans lui avoir donné une véritable chance.

Je n'ai rien contre le fait que des promoteurs veuillent construire des condos, mais vous ne pensez pas comme moi que ce n'est pas l'idée du siècle de permettre à un propriétaire d'en construire des centaines, voire un millier, à deux pas d'un bâtiment patrimonial?

Quant à la situation financière de Mascouche, si elle n'a pas toujours été au beau fixe, le conseil actuel lui a fait faire un virage intéressant au cours des deux dernières années. Et je lui tire mon chapeau, d'autant plus que la cohue entourant les faits et gestes du maire Marcotte a demandé au conseil beaucoup de doigté dans sa gestion. Mascouche a les moyens de laisser patienter ce promoteur. Mascouche a les moyens de présenter un projet novateur. Mascouche n'a cependant pas les moyens de laisser détruire cette oasis au grand potentiel en abandonnant son avenir à quelques règlements potentiels de zonage et à des prévisions pessimistes.

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