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le blogue de Gilles Bordonado

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À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 52 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

De grâce, votez !

Mardi 7 août 2012

Par Gilles Bordonado

En premier lieu, je trouve qu'il est un peu honteux pour Jean Charest et le gouvernement du Parti libéral de tenir une campagne électorale en plein été au Québec en affrontant l'électorat alors que l'essentiel de cette campagne se fera en l'absence de nombreux citoyens. Cela est un argument de plus pour l'implantation au plus tôt d'élections à date fixe comme ça se passe dans tant de pays industrialisés dans le monde. C'en sera fait des "agendas cachés" et de l'évitement des enjeux de société.

Cela dit, on est en campagne électorale et celle-ci permettra aux libéraux d'éviter à s'expliquer devant la Commission Charbonneau et nombre de Québécois qui sont en vacances, en voyage, au chalet et à préparer la rentrée, alors que des enjeux de société majeurs doivent être débattus.

Il sera question d'économie, du fameux Plan Nord, d'intégrité en politique, d'éducation, de santé, mais aussi de la protection du fait français et de la place du Québec dans le concert des nations indépendantes. Cette question est d'autant plus importante que l'on se trouve devant un gouvernement fédéral conservateur à contre-courant des valeurs traditionnelles du Québec.

Vous connaissez mes sympathies souverainistes et je n'ai jamais caché mon soutien personnel au Parti Québécois, car c'est toujours pour moi le meilleur véhicule pour atteindre cet objectif de donner un pays aux Québécois. Ce vote se double d'un deuxième objectif : mettre dehors un gouvernement qui a fait son temps. Empêtré dans les scandales et usé à la corde, ce gouvernement a monté de toutes pièces une crise avec les étudiants à des fins purement électoralistes, mis sur la table un Plan Nord qui devrait inquiéter plus d'un Québécois sur l'utilisation de nos ressources naturelles, et lancé l'Opération Marteau retardant de deux ans la tenue d'une vraie commission d'enquête, une opération qui, malgré l'arrestation de notre désormais célèbre maire de Mascouche et de quelques entrepreneurs, a accouché d'une souris. Un autre écran de fumée lancé au visage des Québécois par Jean Charest.

Devant un électorat anglophone qui vote en bloc pour les libéraux, qui n'ont plus l'appui que d'un électeur francophone sur quatre (et encore...), les Québécois de souche, comme on dit ici, se voient confronter à un choix.

Personnellement, je crois que les souverainistes doivent voter utile, comme ce fut le cas en France avec le regroupement des forces progressistes autour de François Hollande à la présidentielle française. En votant Québec Solidaire ou Option nationale, on vote libéral. Je vous invite d'ailleurs à regarder de près le programme et l'organigramme de Québec Solidaire, qui s'inspire de grands bouts du Parti communiste. Cela dit, ce parti ne dirigera jamais le Québec. Il en va de même avec Option nationale, qui n'a pas de raison d'être avec le PQ sur les rangs. Encore de l'ego en boîte.

Pour les libéraux et fédéralistes déçus, et les nationalistes patients, il reste la Coalition Avenir Québec, dont le chef et l'un des candidats de prestige se présentent dans la région. Personnellement, je ne crois pas que cet amalgame de souverainistes et de fédéralistes tiendra la route. Or ici, je ne m'en cache pas, je ne suis pas objectif et cette chronique n'a pas à l'être.

Mais que vous soyez d'accord ou pas d'accord avec moi, de grâce, allez voter et sanctionnez ce gouvernement!

 

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