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À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 52 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

Priorités!

Mardi 21 août 2012

Par Gilles Bordonado

Alors que les chambres de commerce de Terrebonne et de Mascouche se préparent à présenter des rencontres-débats avec les principaux candidats en lutte lors du prochain scrutin, le journal La Revue vous présente cette semaine une série d'articles concernant VOS priorités dans tous les domaines. Cela inspirera sûrement les différents candidats dans le dernier blitz de cette campagne électorale estivale.

Personnellement, j'irai ici de quelques-unes de mes priorités. Il va de soi que l'on ne peut passer sous silence les besoins criants dans le domaine de la santé alors qu'il est pratiquement impossible de se trouver ici un médecin de famille. Ce faisant, pour bien des gens, la possibilité d'avoir un rendez-vous... sans rendez-vous tient du miracle. Et je ne vous parle pas d'une rencontre avec un omnipraticien les week-ends. Les délais d'attente pour des services de santé spécialisés sont si indus que les citoyens n'ont pas d'autre choix que de payer ces services pour les obtenir rapidement. Quand votre enfant a un malaise au ventre depuis un mois et que l'on vous dit qu'il y aura des délais de plusieurs mois pour une échographie, vous payez. Et ça, c'est commun chez nous.

Le sous-financement des organismes qui répondent aux besoins en services sociaux et de santé non comblés par le gouvernement est chronique et exige des gestes concrets.

Dans le domaine de la petite enfance, le manque de places à 7 $ est toujours bien présent, même dans les services de garde en milieu familial. Dans une région qui connaît une explosion démographique comme la nôtre, c'est une préoccupation majeure.

Dans le monde de l'éducation, l'ajout récent de places-écoles réglera une bonne part des besoins. Cela ne résout toutefois pas le manque flagrant de ressources pour les enfants nécessitant des services spécialisés, dont ceux en orthophonie.

Même si le décrochage scolaire fléchit un peu, le taux d'échec des élèves est révoltant, en particulier chez les garçons. On ne sent pas que le gouvernement en a fait une priorité et que les moyens pour en venir à bout sont investis en ce sens. On voit le milieu se mobiliser pour corriger a posteriori le problème, mais il faut le résoudre à la source en valorisant le rôle de l'école primaire et des parents.

Sur le plan des infrastructures, les villes, en particulier Terrebonne, investissent beaucoup, mais on sent que le soutien du gouvernement pourrait être plus important. Les grands programmes d'infrastructures ont pris fin, mais les besoins sont encore là. L'économie québécoise, malgré les beaux discours, n'est pas repartie vers l'avant comme on pouvait s'y attendre. Le 450 est un parent pauvre quand on parle de développement économique. Les régions ressources sont souvent avantagées à notre détriment.

Il en est de même avec le réseau routier, alors que l'on attend depuis trois ou quatre décennies le prolongement de l'autoroute 19 dans l'ouest de Terrebonne et depuis presque 25 ans la réalisation du fameux train de banlieue.

Finalement, les citoyens d'ici attendent des gestes concrets du gouvernement pour assainir la chose publique. Ils veulent une gouvernance qui repose sur l'éthique et la transparence et qui assure que chaque dollar payé en taxes et en impôts est utilisé à bon escient.

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