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À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 52 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

Il faut agir!

Mercredi 10 octobre 2012

Par Gilles Bordonado

Le feu qui a ravagé une partie du Manoir de Mascouche me fâche au plus haut point. Il y a des mois, des années que La Revue, comme nombre de gens sensibilisés à l’importance du patrimoine mascouchois, crie haut et fort qu’il faut que la Ville de Mascouche agisse pour protéger le dernier vestige de l’histoire seigneuriale de cette ville.

Je parle de «dernier» dans le sens où le site, comme le dit son nom, abrite le manoir fondateur de la seigneurie, et son premier moulin. Même s’ils ont été bien transformés par les propriétaires des lieux depuis leur érection il y a 250 ans et détruits en partie par les vandales et par l’incendie qui est survenu dans la nuit de samedi, il est toujours temps d’agir.

Je conjure la Municipalité d’agir avant qu’il ne soit trop tard. Cela fait des mois que le comité de sauvegarde a déposé ses conclusions, dont La Revue a fait largement état dans ses pages. On attend quoi? Que le feu ravage complètement l’édifice?

Que l’on rencontre sérieusement le propriétaire pour lui proposer des alternatives et ça presse. Cela fait des années que ça dure, il faut que ça cesse. Qu’on saisisse le bâtiment, qu’on le protège. Au pire, qu’on l’exproprie en demandant au gouvernement du Québec de le faire avec la Ville.

Je suis persuadé que la députée de Masson, Diane Hamelin, se fera un plaisir de travailler avec le conseil municipal et le ministère de la Culture pour qu’une solution soit trouvée rapidement. On a voté du bon bord, il me semble! Qu’on demande à Pauline Marois de nous aider. On lui doit bien un hôpital et un cégep. Elle trouvera certainement des sous pour nous permettre de développer le grand projet de parc régional qui est sur la table et qui comprend la mise en valeur du Manoir.

Dans les années 1970, le ministre des Affaires culturelles et député libéral de Terrebonne, Denis Hardy, l’avait bien fait avec l’Île-des-Moulins et ça a marché. Pourquoi ça ne marcherait pas à Mascouche?

Qu’on étudie rapidement et sérieusement ce projet de parc. Qu’on le regarde avec vision. Qu’on cesse, à la Ville, de détourner la tête en disant que ce n’est pas notre affaire. Je ne comprends pas qu’il y ait autant d’amants du Québec au conseil de Mascouche et qu’il s’en trouve si peu pour s’élever contre ce scandale qu’est la disparition du Manoir. C’est un vestige unique de notre ville qui meurt à petit feu. 

De grâce, agissez, membres du conseil et madame la députée. Vous êtes les seuls à pouvoir dénouer cette impasse. On attend du leadership de votre part, y compris de vous, monsieur le maire Richard Marcotte.

Peut-être aurez-vous, tous ensemble, assez d’ascendant sur le propriétaire du Manoir pour lui faire entendre raison, lui qui ne semble rêver que de condos. Qu’on lui dise qu’il n’y en aura pas ou pas autant qu’il le souhaite. Il est temps de mettre ses culottes et de lui imposer de valoriser le site. Peut-être en a-t-il assez de tout ça et qu’il rendrait les armes et se départirait de ces terrains pour le prix qu’il les a achetés? Lui avez-vous seulement posé la question?

Une chose : il faut agir et ça presse!

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