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À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 52 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

Vision d’avenir pour le Vieux-Terrebonne

Mardi 13 novembre 2012

Par Gilles Bordonado

 

La Revue avait mis en relief une situation qui lui apparaissait inquiétante en août 2011, soit la survie du Vieux-Terrebonne comme destination commerciale de choix pour les consommateurs de la région et d’ailleurs. La Ville de Terrebonne a pris le taureau par les cornes en présentant un plan de développement qui permettra de relancer cette vocation pour le quartier, dans le respect des résidants du secteur.

 

Vous connaissez l’importance que j’accorde à ce dossier, puisque La Revue est située dans ce quartier. J’ai interpellé la Ville et les intervenants du milieu à plus d’une reprise à ce sujet et je suis très heureux de constater le travail réalisé par la Municipalité. Le projet déposé est emballant et pose clairement les balises d’un développement futur structuré et riche en promesses. Vous pouvez découvrir, de façon détaillée, notre reportage sur l’étude réalisée par la Ville et ses conclusions en pages A-6 et A-7 de la présente édition.

On reconnaît particulièrement le caractère commercial des rues Saint-Pierre, Saint-François-Xavier et Chapleau et de quelques portions de rues qui les joignent. On reconnaît deux pôles centraux, le quadrilatère culturel comptant le TVT et l’Île-des-Moulins encadré par des Braves, Saint-Pierre, Saint-François-Xavier et Saint-André, mais aussi un futur pôle commercial centré sur la rue Chapleau, où il sera possible d’attirer des investissements supplémentaires dans le domaine de l’alimentation, pour bonifier l’offre actuelle (dont la Salaison Limoges et la Fromagerie du Vieux-Terrebonne).

On ne vise rien de moins que de favoriser une boucle piétonnière qui mènerait, par Saint-Pierre, de l’Île-des-Moulins à la rue Chapleau et qui reviendrait en sens inverse par Saint-François-Xavier. Quelle bonne idée!

Ce qui m’emballe aussi, c’est l’enthousiasme du maire Jean-Marc Robitaille à s’engager dans cette relance. Ainsi, la réglementation est déjà en cours de préparation, comme l’appel de projets pour remettre en valeur l’ancien terrain du TVT et la requalification de bâtiments, tels que la Globe Shoe sur Chapleau et, à plus long terme, l’usine Moody et le parc industriel Léveillé. La remise à niveau de ces édifices et de ces terrains de plusieurs millions de pieds carrés aura un impact positif majeur sur la vie sociale et économique du Vieux-Terrebonne et du grand Terrebonne. Encore là, la Ville a souligné qu’elle préconisera une vision à long terme, et ce, dans le respect des occupants présents.

L’administration Robitaille invite aussi activement le milieu à s’engager dans la mise en valeur de ce programme, se disant prête à injecter des fonds dans la gouvernance de cette initiative. Le maire a interpellé la Chambre de commerce de Terrebonne, dont je suis l’un des administrateurs et répondant pour le Vieux-Terrebonne, Tourisme des Moulins et la SODECT. Je peux vous dire que tous, nous sommes heureux de la tournure des événements et que nous seconderons la Municipalité dans cette initiative. À la Chambre, si nous sommes à l’écoute, je sais que nous n’en oublierons pas pour autant les réalités vécues par les autres commerçants impliqués dans la revitalisation des artères commerciales, tels le boulevard des Seigneurs et le chemin Gascon.

En un mot, chapeau à Jean-Marc Robitaille et à son équipe!

Un parc métropolitain au potentiel hors du commun

L’autre sujet qui m’interpelle et sur lequel le journal La Revue s’est fait très actif, c’est le dossier du Manoir de Mascouche, qui a fait l’objet de nombreux textes et d’une page couverture il y a quelques mois.

Le projet de parc métropolitain de la SODAM, que La Revue a présenté en primeur il y a quelques mois, a reçu un accueil enthousiaste de quelque 150 citoyens s’étant mobilisés pour la sauvegarde du Manoir et de la forêt seigneuriale qui le borde. Le projet offre un potentiel extraordinaire.

J’ai eu la chance de visiter, le week-end dernier, l’Auberge Sacacomie à Saint-Alexis-des-Monts. Ce complexe hôtelier avec spa est doté d’un lac, mais aussi, et surtout d’un parc extraordinaire, avec des dizaines de kilomètres de sentiers modestement balisés, qui laissent place à l’exploration et à la découverte d’une nature riche et sauvage, que l’on soit à pied, à cheval, en quad, en motoneige, en ski ou en raquettes. Je découvrais ce site en me disant que voilà une inspiration pour le Manoir et ses forêts environnantes.

À la rencontre de consultation de la SODAM, j’ai interpellé les sept membres du conseil municipal présents avec un grand «enthousiasme». Je les ai sentis attentifs, mais sur la défensive. On a toujours peur du montant que ça va coûter, mais on ne sait même pas combien sont prêtes à nous donner les multiples sources de financement d’une telle initiative, qui sont pourtant innombrables.

J’en ai vraiment soupé, des commentaires des gens qui ne regardent pas toutes les facettes d’un projet, mais qui se disent contre en se lançant sur des diatribes associées au seul «maudit» compte de taxes. V-I-S-I-O-N, ça a six lettres et ça s’épelle comme ça.

Dernière nouveauté, certains membres du conseil parlent d’une consultation publique, d’un référendum sur le sujet. J’aime bien que l’on parle aux citoyens, mais cela coûtera combien pour tenir une telle consultation? Et surtout, cela prendra combien de temps? Le Manoir tombe en ruines, mais on gaspillera de la salive, du temps et de l’argent pour rien. Je vous offre ici la primeur du siècle : les gens veulent avoir un grand parc, surtout si on fait l’effort de trouver les sources de financement disponibles et qu’on protège ledit parc et ses bâtiments au plus sacrant. On n’en finit plus de niaiser. Un référendum… c’est pas sérieux, ça. J’en suis presque à souhaiter le retour de Richard Marcotte… C’est fou, le nombre de dépenses qui se sont faites à Mascouche sans consulter les citoyens, mais pour le Manoir, il faudrait tenir une consultation.

Ce qu’il faut faire au plus sacrant, c’est mettre une réserve sur l’édifice et les terrains du Manoir. Ça presse, et je me suis informé, ça coûte moins de 1 000 $ en frais d’avocats.

Ça se fait en deux temps, trois mouvements. Les avocats de la Ville de Mascouche pourraient peut-être le faire sur le bras, eux qui ont reçu plus que leur part de contrats de la Municipalité au cours des dernières années. La Revue en commandite, des affaires. Ils pourraient peut-être en faire de même, eux aussi. Peut-être trouvera-t-on une étude du coin qui le ferait pour rien, puisqu’il semble qu’on ne peut plus dépenser un sou sur des projets majeurs à Mascouche? Misère...

De plus, peut-on déployer de réels efforts pour mener cette étude de faisabilité du projet, regarder pour de vrai les sources de financement disponibles avant que d’autres villes, plus visionnaires, piquent tout l’argent disponible?

Est-ce qu’on peut arrêter d’avoir peur et agir? Ce projet mérite une considération plus grande que celle que certains lui donnent. Qu’on ne fasse pas de politicaillerie avec le Manoir et sa forêt.

***

Notre journal est un agent de changement. Dans sa mission, il est écrit qu’il est là pour favoriser le développement de notre région, informer ses lecteurs, les rendre plus critiques et favoriser le développement du sentiment d’appartenance. Croyez-moi, j’entends bien qu’il en demeure ainsi. Le Vieux-Terrebonne et le Manoir en sont deux bons exemples. Je ne lâcherai pas le morceau. Je m’inspirerai toujours de l’œuvre de notre fondateur, Aimé Despatis, qui a mené ainsi tant de dossiers de notre communauté.

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