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À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 52 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

L’exercice du pouvoir

Mardi 18 décembre 2012

Par Gilles Bordonado

Quatre des cinq députés de la région ont répondu à l’appel de La Revue en traçant le bilan de leur dernière session parlementaire. Des bilans bien différents que l’on soit au pouvoir ou dans l’opposition.

 

Évidemment, les opinions des députés péquistesMathieu Traversy, de Terrebonne, Diane Gadoury-Hamelin, de Masson, ne concordent pas avec celles du chef de la CAQ,François Legault, député de L’Assomption (qui dessert l’est de Terrebonne).

Quant aux commentaires de la députée néo-démocrate Charmaine Borg, ils plaisent à une majorité de Québécois qui s’opposent à de nombreuses prises de position d’un gouvernement conservateur de plus en plus idéologique. Que l’on pense aux compressions dans l’assurance-emploi, chez Postes Canada et au «non-contrôle» des armes à feu. Je suis sûr que madameManon Perreault, députée de Montcalm, qui n’a pas répondu à notre invitation, partage les opinions progressistes de sa collègue.

Si on s’attarde au PQ, il faut admettre qu’il ne l’a pas eu facile depuis son arrivée au pouvoir. Il a eu l’audace de mettre de l’avant des positions demandant une certaine vision et un certain courage. Je pense ici à la fermeture de Gentilly-2, aux 28 000 nouvelles places en garderie, au renforcement de la loi 101, au maintien de l’objectif déficit zéro pour l’an prochain, à l’abolition des augmentations des frais imposés aux étudiants québécois, à l’adoption de la loi 1 touchant l’intégrité en matière d’octroi de contrats publics et à la révision du financement des partis politiques.

Sa position minoritaire le place en difficulté sur plusieurs dossiers. Pauline Marois et son équipe ont dû marcher sur des œufs en particulier en ce qui a trait à la non-abolition de la taxe santé et au dégel des frais d’électricité. Quelques maladresses s’y sont ajoutées, des erreurs qui auraient pu être évitées si on avait été un peu plus avisé. Je pense ici à la nomination deDaniel Breton, aux avantages offertsà André Boisclairet au tollé créé par le caractère rétroactif de certains impôts et taxes. Les libéraux ont laissé les finances publiques dans un état pitoyable et avec une foule d’engagements non financés. Dans la région, le report du prolongement de l’autoroute 19 et de l’agrandissement de l’Hôpital Pierre-Le Gardeur fait particulièrement mal aux deux députés au pouvoir, qui, comme Guillaume Tremblay du temps qu’il était député, réclamaient leur réalisation le plus rapidement possible. Ils sont aujourd’hui victimes d’une lutte au déficit qui retarde des projets indispensables et maintes fois demandés.

Ancien ministre péquiste de la Santé,François Legault, maintenant dans l’opposition, est bien placé pour dénoncerla situation. Avecraison, il met en relief, et c’est son privilège de le faire, les maladresses du PQ. Le député de L’Assomption a le beau rôle de dénoncer ces situations et de mettre de l’avant certaines de ses priorités, dont l’abolition des agences de la santé et des commissions scolaires (qu’il remplacerait par des structures non électives, plus légères et économiques).

Quant aux Québécois, l’ambigüité est au rendez-vous. Selon un récent sondage, d’un côté, une majorité d’entre eux se disent insatisfaits du gouvernement, mais d’un autre, ils seraient plus nombreux à appuyer le PQ en cas d’élections (36 % au lieu de 32 %). Comme quoi bien des Québécois réalisent la situation difficile dans laquelle se trouve ce gouvernement minoritaire qui doit naviguer entre les différents courants d’opinion à l’Assemblée nationale.

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