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À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 52 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

Le pape et la «Victoire»

Mardi 12 mars 2013

Par Gilles Bordonado

 

Au moment où j’écris ces lignes, nous aurons, c’est à espérer, un nouveau pape. Il me semble que le processus de sélection est bien long. On se sent un peu comme si un parti politique tentait de choisir son chef et étirait la sauce, jouait le suspense en multipliant les tours de scrutin.

 

Ce qui est paradoxal, c’est que la sélection de ce nouveau chef d’État du Vatican pourrait n’avoir que peu d’effets sur la pratique religieuse. Les papes s’étant succédé depuis Jean XXIII n’ont pas montré une grande ouverture aux réformes.

De plus en plus de catholiques ont pris la poudre d’escampette devant le manque de connections entre le discours des chefs religieux catholiques et notre société.

Si les catholiques pratiquants et non pratiquants se retrouvent sur les valeurs fondamentales qu’ils partagent, il n’en demeure pas moins que sur d’autres questions, tout semble en opposition.

S’il se trouve des prêtres progressistes, comme Raymond Gravel, qui se montrent ouverts aux questions de la contraception, du mariage entre conjoints du même sexe, de l’homosexualité, de l’ordination des femmes, du mariage des prêtres et de l’avortement, la papauté et le Vatican en général ont montré une fermeture assez stricte vis-à-vis ces questions.

On sent en haut lieu un discours déconnecté de la réalité qui, dans des pays progressistes comme le nôtre, fait fuir plus d’un catholique de l’église et des messes du dimanche. On dit que la pratique régulière est sous les 10 %, ce qui n’empêche pas bien des catholiques québécois de partager les valeurs avancées par le catholicisme, tels le combat contre l’envie et la jalousie, le respect pour l’effort et le travail, la tolérance, l’ouverture d’esprit à la différence, la compassion, l’esprit critique, le partage et la justice.

Même s’ils ne fréquentent pas l’église assidûment, nombre de catholiques continuent de baptiser leurs enfants, de s’unir par les liens du mariage religieux, tandis que d’autres réclament des funérailles religieuses. La plupart se retrouvent sous ce grand chapeau qui nous unit.

Personnellement, je souhaite un pape qui avouera les fautes historiques de l’Église catholique, un pape qui sera plus ouvert aux réformes indispensables et réclamées par tant de gens. Ce faisant, il permettra aux catholiques de se consacrer à l’essentiel, aux valeurs qui nous unissent comme chrétiens.

***

«Victoire», voilà le nom donné à la nouvelle section sportive de La Revue. Je conservais ce nom dans mes dossiers depuis des années, caressant le rêve de lancer une section sportive distincte, comme nous l’avions fait en 2004 avec le «Nous», cahier culture et patrimoine, qui connaît un vif succès.

On ne pouvait trouver meilleure vedette pour souligner le lancement de notre première édition de «Victoire» que Karl Ouimet, membre de l’Impact de Montréal et fier produit du Club de soccer Terrebonne.

Bonne lecture, chers amis!

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