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À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 52 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

Sur la bonne voie

Mardi 9 avril 2013

Par Gilles Bordonado

Au cours des dernières années, j’ai fait des sorties notoires dans cette chronique sur l’importance de la réussite scolaire, particulièrement celle des garçons, qui abandonnaient l’école en quantité industrielle.

 

L’amélioration des taux de réussite est encourageante, mais on est encore loin de la coupe aux lèvres avec 50,7 % des gars et 33,2 % des filles de la Commission scolaire des Affluents (CSA) qui n’obtiennent pas leur diplôme dans les cinq années prévues au secondaire. C’est donc dire qu’encore aujourd’hui, un gars sur deux ne réussit pas son secondaire dans les délais prévus. C’est énorme.

Il n’en demeure pas moins que les efforts déployés portent leurs fruits. Même si on ne réussit pas sa formation en cinq ans, les élèves décrochent moins, demeurant à l’école pour finalement obtenir leur diplôme. La diplomation en sept ans atteint 67,7 % dans la CSA pour 73,4 % au Québec.

Ainsi, le taux de décrochage a chuté dans plusieurs écoles secondaires dites régulières : Des Rives ne compte que 6,5 % de décrocheurs; Armand-Corbeil, 9,6 %; Le Prélude, 10 %; du Coteau, 12 %; et Léopold-Gravel, 12,6 %. L’école de l’Odyssée, avec 29,2 %, tire toujours de la patte, mais ça s’améliore. Globalement, le taux de décrochage de la CSA était de 14,6 % en 2010-2011.

Dans ce contexte, on comprend la CSA de vouloir accueillir plus d’élèves dans ses programmes spécialisés, tels que le programme d’éducation internationale, le bain linguistique et les programmes sportifs et autres. Ces élèves seront moins tentés par l’école privée, qui représente un attrait, d’autant plus que le Collège Saint-Sacrement, un voisin dynamique, retient plusieurs élèves talentueux qui iraient dans des écoles du territoire. Son programme éducatif et la réussite de ses élèves amènent une concurrence qui force au dépassement du public, et c’est tant mieux, de part et d’autre.

Le milieu scolaire et communautaire a visiblement fait une priorité de la réussite éducative de tous les jeunes et moins jeunes.

Les exemples vécus aux CFP des Moulins et des Riverains, qui moussent la formation professionnelle, et le Centre l’Avenir, qui scolarise des adultes de retour sur les bancs d’école, sont inspirants. Et que dire des énergies déployées par le Centre L’Impact et les autres classes spéciales du territoire (dont Armand-Corbeil), qui veulent conserver leurs élèves différents sur le chemin des écoliers. Le futur mandat de l’école secondaire Léopold-Gravel, qui accueillera cette clientèle fragile, sera primordial. 

Soulignons en outre les rôles importants du Carrefour jeunesse-emploi des Moulins et du CREVALE dans cette mission de persévérance scolaire. Au Carrefour, on travaille fort pour faire de ces jeunes adultes des citoyens productifs et responsables. S’y adjoignent des organismes comme Emploi-Québec, l’ASM et d’autres, qui aident ces jeunes et moins jeunes à poursuivre leur cheminement.

Finalement – et c’est peut-être le plus important –, au-delà des organismes, je suis heureux que de plus en plus de parents refusent de lâcher prise avec leurs adolescents, les incitant à poursuivre leurs études, et que de plus en plus de jeunes comprennent que leur succès futur dans la vie reposera sur une scolarité complète et réussie.

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