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À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 52 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

Pelletage

Mardi 30 avril 2013

Par Gilles Bordonado

Il y a quelques semaines, je vous entretenais du dogme du déficit zéro. On en voit un autre effet pervers cette semaine alors que La Revue vous dévoile en primeur les intentions du gouvernement du Québec de couper le système de péréquation qui permettait de maintenir une facture de taxe scolaire respectueuse des montants payés dans le passé par les contribuables.

L’abolition de cette péréquation fera en sorte que le problème sera pelleté dans la cour de la Commission scolaire des Affluents (CSA), qui se verra privée de 25 M$.
Québec dit aux commissions scolaires de couper, mais il n’y a plus de gras où couper. Que l’on optimise l’utilisation des locaux scolaires, comme le fait actuellement la CSA avec le déménagement de l’école l’Impact, se justifie totalement. Les compressions budgétaires à répétition dont est victime le réseau scolaire se justifient beaucoup moins. La marge de manœuvre est infime, puisque l’essentiel du budget des commissions scolaires représente des salaires normés par des conventions collectives. Inévitablement, la CSA comme les autres commissions scolaires devront choisir. Après avoir coupé au maximum dans les services administratifs, il ne lui reste que deux options : taxer ou abandonner des pans complets de son programme éducatif.

La CSA n’aura d’autre choix que de refiler la facture aux contribuables. C’est donc dire que des sommes payées par le ministère de l’Éducation du Québec seront désormais assumées par le contribuable, une belle hausse d’impôt déguisée qui n’aura rien à voir avec la CSA. Une habitude du gouvernement libéral précédent que j’avais dénoncée, et je fais de même avec ce nouveau gouvernement.

Le bon sens triomphe

Puisque l’on parle de la CSA, permettez-moi d’applaudir la décision de la mairesse de Mascouche, Denise Paquette, et espérons-le de ses collègues de permettre finalement d’orner la nouvelle école primaire de la Seigneurie de couleurs vivantes et inspirantes pour les enfants de ce quartier en plein développement.

La Revue avait réalisé, sur Facebook, un petit sondage maison présentant les deux projets, l’un suggéré par la Ville sans les couleurs proposées par les architectes, et un second respectant le projet initial, plus coloré. C’est à la quasi-unanimité que les internautes, par dizaines, avaient réclamé une école aux couleurs de l’arc-en-ciel.

En prenant cette décision, Mme Paquette montre une ouverture logique. Le service d’urbanisme et le comité consultatif d’urbanisme de la Ville de Mascouche montraient une intransigeance un peu inexplicable. Le bon sens a triomphé. Depuis quand les couleurs ornant une école font-elles perdre de la valeur aux propriétés voisines? La présence d’une école est plutôt synonyme d’enrichissement d’un quartier et la vie scolaire qu’elle apporte rejaillit inévitablement sur le quartier. J’applaudis la détermination du conseil des commissaires et de son président, Yves St-Denis, dans ce dossier.

Comme plusieurs, j’applaudis un peu moins cependant l’improvisation qui a marqué la répartition des élèves du secondaire dela CSA. Heureusement, là aussi, on semble avoir fait preuve de flexibilité, d’écoute et de bon sens. Après quelques pas de danse vers l’avant et vers l’arrière, les choses semblent s’orienter pour le mieux. On verra bien la version finale pour poser un jugement définitif sur l’exercice.  

***

Suite à la parution de cette chronique dans la version papier de La Revue et sur le site Internet de du journal, la mairesse Denise Paquette, de Mascouche, m'a fait parvenir ce petit texte que j'ajoute à la présente chronique et qu'elle commente.

En lien avec vos informations sous le titre: Le bon sens triomphe, je vous informe que la décision «d’orner la nouvelle école primaire de la Seigneurie…» n’est pas encore prise. Ce sujet a bien été discuté à la dernière session de travail par l’ensemble des conseillers et des conseillères de Mascouche et elle sera présentée pour décision finale lors de la prochaine séance publique.

Je partage votre point de vue à l’effet que l’ensemble du conseil municipal démontre une «ouverture logique» à la réouverture du dossier.

Cependant, en aucun temps, je ne peux accepter de prendre le mérite seule et, puisque tout comme vous applaudissez la détermination des commissaires de la CSA et son président Yves St-Denis, je redirige votre appréciation vers les membres du conseil municipal de Mascouche.

Je vous remercie de l’attention que vous portez!

Denise Paquette, mairesse de Mascouche

 

 

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