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À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 52 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

Devoir de mémoire

Mardi 9 juillet 2013

Par Gilles Bordonado

Le Québec est relativement épargné par les cataclysmes et quand ils surviennent, rares sont les fois où ils sont aussi meurtriers que ce qui s’est vécu au village de Lac-Mégantic, qui aura vu en quelques secondes sa population fauchée d’une cinquantaine de ses citoyens.

 

De mémoire d’homme, le dernier drame du genre est un autobus qui a plongé dans le vide dans Charlevoix. On se rappellera la commotion que cela avait créée avec son lot de réflexions liées à la sécurité du transport de passagers dans ce coin de pays. La fameuse côte avait été refaite et, comme le disait un de mes collègues au bureau, on a ajouté des zones de dégagement pour permettre aux autobus et poids lourds de s’arrêter en toute sécurité.

La catastrophe du Saguenay et la grande crise du verglas étaient au même diapason, forçant les autorités à revoir des pans entiers de la sécurité de leurs infrastructures et de leurs façons de faire.

Aujourd’hui, pour ce beau village et ses habitants éplorés, le moment présent doit être consacré aux proches disparus, à panser leurs plaies ouvertes, et à réfléchir à l’avenir du village et de ses gens. Viendra le temps de reconstruire sur les cendres retombées.

Mais le temps de réfléchir aux événements qui ont mené à cette catastrophe ne doit pas être très loin. Oui, il faudra punir les coupables, assurant ainsi que les gestes posés avec approximation et les économies de bout de chandelle de certaines entreprises en mal de profits pour leurs actionnaires ne soient plus tolérés.

Le risque est une chose, mais l’absence de compréhension du risque en est une autre. Et là, il semble bien que la compréhension du risque ait échappé à certains dirigeants d’entreprise, mais aussi au responsable de la sécurité du transport ferroviaire, le gouvernement fédéral. Je suis le premier à dénoncer le credo de la déréglementation et du dégraissage gouvernemental, deux grands dogmes du Parti conservateur du Canada. On ne doit pas laisser à des entreprises la responsabilité de voir à la sécurité du public. La priorité de certaines d’entre elles est ailleurs, elle est dans le profità toutprix. Quand le président de la fameuse firme se drape sous la réglementation qui permet de n’avoir qu’un employé pour mener un train à bon quai, on se rend compte rapidement que ladite firme tire profit d’un trou dans la loi. Une autre grande compagnie ferroviaire, le Canadien National, je crois, a bien deux employés pour assurer la sécurité du public, pourquoi pas la MMA?   

Il faudra donc se pencher sur les gestes à poser pour que de tels malheurs ne se répètent plus et agir promptement, ne laissant pas le temps faire en sort que l’on oublie les gens disparus sans raison valable, laissant des proches, des parents, des enfants orphelins de leur présence.

Car des villages et des centres-villes comme celui de Lac-Mégantic, des zones densément peuplées traversées par des trains pétroliers ou par des wagons transportant des produits toxiques, il y en a bien d’autres au Québec.

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