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le blogue de Gilles Bordonado

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À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 52 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

Pas dans ma cour

Vendredi 19 juillet 2013

Par Gilles Bordonado

Le phénomène «pas dans ma cour» a refait surface dans l’actualité à la suite des tensions vécues entre le Café de rue et des résidents qui le voisinent. Ces derniers se plaignent du bruit et des nuisances qu’ils vivent à l’occasion de certaines fins de soirée animées aux abords du local de cet organisme qui borde la rue Saint-Pierre dans le Vieux-Terrebonne.

Depuis presque 25 ans que je suis l’actualité régionale, des situations du genre, j’en ai vu une bonne dizaine et la plupart mettaient en cause des organismes qui venaient pourtant en aide à des clientèles plus fragiles.

Je pense que si certains citoyens ont raison de se plaindre et que des organismes ont la responsabilité de s’assurer de la quiétude des résidents qui les voisinent, tous doivent faire preuve de respect et de tolérance.

D’un côté, les jeunes doivent prendre conscience que le Vieux-Terrebonne n’est pas qu’un lieu de plaisir et de regroupement. Le Café de rue côtoie d’autres réalités, et il est du devoir des jeunes et de l’organisme de vivre en bon voisinage avec les résidents qui habitent à deux pas.

Quant aux résidents, ils doivent faire preuve d’une certaine ouverture. Quand on vit dans le Vieux-Terrebonne, il faut comprendre que l’on peut faire face à ce genre de situation. Ce quartier est bouillonnant d’activités et ce n’est pas en privant ces jeunes d’un lieu de rassemblement que l’on en fera de meilleurs citoyens. Déménager le problème n’est pas régler le problème.

Je ne crois pas que ces jeunes soient des bandits au long cours. Qui plus est, le Café de rue répond assurément à une mission importante. Ce lieu vient en aide à des jeunes qui en tireront profit à long terme.

Cette situation est loin d’être insoluble. Des phénomènes «pas dans ma cour» de cet ordre se sont résolus par la conciliation et le dialogue, une mission dont s’est vue investie la Ville de Terrebonne, qui doit s’assurer un juste équilibre entre les deux groupes. Je vous dirais d’ailleurs que si le passé est garant de l’avenir, cette situation est entre bonnes mains. Sans les nommer, je me rappelle de dossiers aussi, sinon plus complexes, qui se sont réglés dans le meilleur intérêt de tous.

Ceux qui me lisent régulièrement savent que je privilégie le gris aux drames peints de noir et de blanc. Tout n’est pas noir, tout n’est pas blanc dans la vie, et je pense que si chacun y met du sien, la solution se trouvera bien plus proche qu’on le croit.

Mais il est quelquefois sain qu’une crise survienne pour trouver les solutions qui s’imposent. Espérons que celle-ci accouche d’une situation qui plaira au plus grand nombre.

Sur ce, chers amis lecteurs et lectrices, je vous salue. Nous nous reverrons le 5 août. Mon équipe et moi profiterons de deux semaines de vacances estivales bien méritées. Nous vous reviendrons avec plusieurs nouveautés pour la rentrée.

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