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À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 52 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

Milliards

Mardi 20 août 2013

Par Gilles Bordonado

Au cours de la dernière année, La Revue a fait écho à plusieurs reprises à l’éventuelle hausse de la taxe scolaire, qui est tombée comme une masse sur les contribuables la semaine dernière, déchaînant les passions.

J’ai dénoncé au moins à deux reprises cette hausse de l’«impôt scolaire», ce pelletage d’impôt provincial transitant par les commissions scolaires.

Si certains seront tentés, commela Coalition AvenirQuébec, de faire porter une grande partie du fardeau à la gestion des commissions scolaires, mon argumentaire s’attaque plutôt au dogme de l’équilibre budgétaire et des luttes aux déficits, car je ne crois pas qu’il y ait encore beaucoup à couper dans le système scolaire québécois.

À la Commission scolaire des Affluents, l’essentiel des coûts, ce sont les salaires fixés par Québec, le financement de construction d’écoles autorisée par Québec, le transport scolaire régi par des règles acceptées de tous et les frais administratifs qui sont à leur portion congrue. Il reste quoi à couper? Les allocations aux enfants handicapés? Les sorties éducatives? Les professionnels pour les élèves? Les orthophonistes? Les ergothérapeutes? Les infirmières? Et si l’on coupait tout ça, ce qui est impensable, ça resterait des «peanuts» qui ne couvrent pas les coupes gouvernementales.

Pour moi, le premier problème, ce sont les revenus manquants du gouvernement en raison de la fraude dévoilée au grand jour parla Commission Charbonneau, à ces milliards de dollars en revenus cachés par des entreprises et en argent détourné à l’étranger par quelques riches particuliers, quelques grandes entreprises bien malines et volé parla mafia. Combiende milliards de dollars les Québécois se sont-ils fait voler par la collusion dans la construction?

Mettons que NOUS, contribuables, se soyons fait voler 10 % sur chaque milliard dépensé en construction (un pourcentage modeste, car cela tournerait plutôt autour de 30 % dans certains cas), cela donne un vol de 100 millions. Le gouvernement du Québec, à lui seul, a investi 4 milliards de dollars en 2012. Et ça ne compte pas les villes!

En 30 ans, c’est un vol de combien? Au minimum 12 milliards de dollars! C’est complètement fou. Vous n’êtes pas révolté de ce vol de NOTRE argent collectivement et durement gagné? Il serait temps. 

Et qui casque actuellement? La classe moyenne et une foule de PME parfaitement honnêtes. En ce moment, le gouvernement «gosse» pour trouver quelques centaines de millions de dollars et équilibrer son budget. Nous le savons tous, où se trouve l’argent, le vrai argent, ces milliards de dollars échappent depuis des décennies au fisc à cause de certains tricheurs et fraudeurs.

Je crois que la lutte au déficit est louable, comme l’équilibre d’un bon budget familial l’est. Mais à l’instar d’une famille aux prises avec des difficultés financières, emprunter n’a rien d’un crime. Quand il n’y a plus de gras à couper, tu fais quoi? Tu te prives de nourriture? D’un toit? De vêtements? On en est là avec nos gouvernements ici comme ailleurs dans le monde industrialisé. On coupe dans la santé, dans les services sociaux et dans l’éducation.

Des agences de notation décident de l’avenir des finances publiques, rendant un fier service aux banques dont les actionnaires se remplissent les poches en haussant les frais des pays emprunteurs. Dans le cas du Québec, les finances publiques sont relativement saines. On est loin de l’Italie, de la Grèce ou de l’Espagne, dont la gestion est pleine de trous. Qui plus est, partout où l’austérité a été élevée en vérité universelle, les pays sont dans la merde totale, notamment la Grèce.  

Ce que je regrette, c’est que Québec, gouvernement auquel je suis sympathique, s’éloigne de certaines de ses priorités. Les autres partis ne feraient pas mieux, mais sur cet aspect, je m’attendais à mieux. Couper dans l’éducation, c’était la solution libérale qui avait lancé la danse il y a quelques années. Pas celle du PQ.

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