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le blogue de Gilles Bordonado

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À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 52 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

À part entière

Mardi 27 août 2013

Par Gilles Bordonado

Si certains déchirent leur chemise sur la non-nécessité de la future charte sur la laïcité, je ne serai pas du nombre, comme la majorité des Québécois d’ailleurs. Il est plus que temps de préciser les valeurs que nous désirons voir se propager au Québec. La nature a horreur du vide et le vide actuel apporte toutes les interprétations. Il est plus que temps de faire le ménage là-dedans.

Est-ce que le Parti Québécois fait preuve d’un certain opportunisme en mettant de l’avant cette charte? Peut-être, mais le temps est venu de mettre le pied au sol dans ce dossier. Les libéraux peuvent bien s’insurger aujourd’hui, mais ils avaient toute la latitude pour agir dans ce dossier et ne l’ont pas fait. On comprendra qu’ils risquaient de se mettre à dos un électorat ethnique qui leur est favorable. En n’agissant pas et en laissant la situation perdurer, ils ont eux-mêmes fait preuve d’opportunisme.

La distance entre l’État et la religion est aujourd’hui une évidence, mais elle était loin de l’être il y a 40 à 50 ans. Les écoles, les hôpitaux, les hospices et nombre d’organisations publiques étaient dirigés par des communautés religieuses catholiques qui pouvaient imposer leurs vues au monde politique.

Aujourd’hui, une distance que je juge heureuse existe entre les deux parties, mais ce n’est pas toujours vrai quand il est question de religions autres que les confessions chrétiennes. Au-delà des voiles et des crucifix, c’est là que la future charte prendra toute sa substance. Une école doit demeurer laïque, s’assurant que les enfants y découvriront les valeurs sociales prônées par la majorité des citoyens du Québec. Les Québécois qui désirent s’imprégner de leurs croyances religieuses ont leur église et leur organisation pour ce faire, mais il y a des principes sur lesquels il ne faudra jamais plier. Parmi eux, l’égalité entre les hommes et les femmes, le respect d’autrui, peu importe sa race, la couleur de sa peau, son orientation sexuelle ou sa religion. Ce respect du droit de la pratique de la religion ne doit pas mener à l’irrespect des règles que nous nous donnerons en société. La pratique religieuse est personnelle et privée, mais elle ne doit pas interférer avec l’application des lois communes et des règles de sens commun que nous nous donnerons.

Pour les nouveaux Québécois, le message doit être clair et je crois qu’il le sera enfin. Comme plusieurs l’ont remarqué, j’ai un nom hors du commun : Bordonado. Je suis né d’un père d’origine espagnole et de nationalité française, et d’une mère française. Ils ont fait le choix de s’intégrer à la société québécoise en s’engageant dans son développement dans le respect de ce qu’était le Québec, et ils ont aujourd’hui ce même amour et cette même affection pour ce pays qui a su les accueillir. Je me considère un Québécois pure laine, même si j’ai un nom curieux que je devrai épeler toute ma vie. Je suis fier de mes parents et de mon passé, un passé riche qui a fait l’homme que je suis aujourd’hui. Mais je me considère comme un Québécois et je ne remercierai jamais assez mes parents d’avoir choisi ce pays pour s’établir et d’avoir choisi de s’y intégrer sans compromis.

Voilà le message que nous devons passer aux nouveaux arrivants. Leur donner les lignes directrices qui leur permettront d’être eux-mêmes et encore plus en devenant des Québécois à part entière.

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