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le blogue de Gilles Bordonado

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À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 52 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

18 ans!

Mardi 17 septembre 2013

Par Gilles Bordonado

Cela fait bien quelques années que je n’ai pas donné des nouvelles de ma grande fille Émilie. Les habitués de cette chronique se rappelleront que mon aînée est atteinte de dysphasie et du syndrome de Gilles de la Tourette. Si je prends un moment pour vous parler d’elle, c’est qu’elle est invitée d’honneur au premier colloque de Dysphasie Lanaudière, un événement dont je suis le président d’honneur.

À l’occasion des deux conférences de presse annonçant la tenue de l’événement, Émilie a souligné posément son parcours scolaire et les raisons qui la motivaient à s’engager à mes côtés dans cette présidence d’honneur.

Pour le commun des mortels, se trouver devant une audience pour parler de soi n’est pas une tâche facile, et Émilie s’en est formidablement bien tirée. Quand on sait que la dysphasie est d’abord un problème de langage et que le premier diagnostic qui nous avait été donné pour elle par une orthophoniste laissait entendre qu’elle ne saurait peut-être pas lire ou écrire, on réalise tout le chemin qu’elle a parcouru et le travail qu’elle a abattu. On parlait même de langage des signes…

Aujourd’hui, Émilie fréquente l’école Armand-Corbeil dans une classe adaptée de… 4e secondaire! Elle fait des mathématiques que je ne peux même pas lui expliquer. Elle rêve d’évoluer dans le domaine de la vente, peut-être celui de conseillère en cosmétiques. Mais elle n’a pas fermé la porte à écrire un jour dans un journal… Cet été, elle a travaillé avec moi à La Revue, œuvrant à la mise à jour de notre futur site guiderouge.ca. Et cela fait trois ans qu’elle est sur le marché du travail.

Elle a bien hâte de voter aux élections municipales de novembre, car, voyez-vous,  Émilie a eu 18 ans en mai.

Je voulais profiter de cette tribune pour lui témoigner toute mon admiration et dire aux parents qui apprennent que leur enfant est différent que le soleil finit toujours par briller après la tempête. Émilie a dû déployer des énergies phénoménales pour réaliser ce qu’elle fait aujourd’hui. Elle est une formidable travailleuse et je suis bien fier d’elle. Le petit brin de notoriété que lui donne son rôle d’invitée d’honneur au colloque de Dysphasie Lanaudière est bien mérité. Nous invitons d’ailleurs tous les parents touchés par cette situation et tous les professionnels de l’éducation à assister à cette rencontre unique et extraordinaire le 26 octobre. Rares sont les opportunités d’avoir autant de spécialistes sur ce domaine en un seul lieu. À mettre à votre agenda.

***

En terminant, je tiens à saluer quelques politiciens qui ont décidé récemment de tirer un trait sur leur vie publique. Je pense àMichel Lefebvreet Daniel L’Espéranceà Terrebonne, mais aussià Denise Paquette,Lise GagnonetNormand Pagéà Mascouche. Je les remercie d’avoir servi leurs concitoyens pendant tant d’années, et ce, au détriment, le plus souvent, de leur vie personnelle, de leur famille, voire de leur travail. Malheureusement, la période tumultueuse et tourmentée que nous vivons actuellement ne rend pas justice aux gens qui se sont autant donnés pour leur communauté. Servir la population est un geste noble et je vous tire mon chapeau pour l’avoir fait avec autant de générosité.

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