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À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 52 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

Pas de gagnant, mais un perdant

Mercredi 23 octobre 2013

Par Gilles Bordonado

Les candidats à la mairie de Mascouche ont débattu de façon respectueuse lundi soir. Ce n’est pas évident de se produire sous une telle pression et les trois hommes ont relevé le défi haut la main. À la suite de l’analyse de cette joute oratoire, je n’ai cependant pas d’autre choix que de déclarer un match nul entre Luc Thériault et Guillaume Tremblay. J’aime beaucoup Pierre Nevraumont, mais c’est malheureusement le perdant de la soirée.

Pour se démarquer de ses opposants, le candidat indépendant, le dernier à être entré dans la danse, donc négligé des parieurs, devait frapper un coup de circuit pour s’attirer la sympathie des électeurs, et ce n’est pas venu. Il s’est présenté à la plaque, comme on dit au baseball, avec peu d’atouts dans sa manche. Sans réel programme, il a martelé ses intentions d’élaborer un «plan stratégique» couvrant une foule de domaines. Ce n’est pas assez. C’est ce qui se passe quand on arrive dans la course bien après les autres et sans équipe. Mais c’est ça qui est ça…

Pour ce qui est des deux principaux protagonistes, Guillaume Tremblay était celui qui avait le plus à perdre, car il est considéré en tête, étant fort de 10 mois de travail, de 4 200 membres et d’une présence hors du commun sur le terrain. Le chef de Vision Démocratique de Mascouche (VDM) a été au centre des attaques de Luc Thériault, le plus offensif du groupe, qui mettait sous le nez du jeune aspirant un certain nombre de ses contradictions. Parlant de nez, je suis porté à croire que Thériault a remporté ce débat d’un nez, d’un petit nez, au photo finish. Mais on est loin du coup de Jarnac et de la déclaration assassine qui aurait pu mettre Tremblay en péril. Ce dernier a répondu du tac au tac aux attaques, martelant sans relâche son programme et ses priorités. À ce chapitre, le chef de VDM a remporté la partie, se faisant populiste au possible et près des gens. Car c’est là sa force, être un gars du peuple, ce qu’incarne difficilement Thériault, qui lui est cependant supérieur pour ce qui est de la profondeur intellectuelle.

Quant aux programmes, les deux ont des plates-formes qui se ressemblent. On parle d’intégrité, de mise à niveau des finances et des infrastructures publiques, de politiques environnementales, de soutien à la culture et aux aînés, et tutti quanti.

On comprend que des électeurs mascouchois ne savent pas à quel saint se vouer. Comme je l’écrivais sur Facebook en commentant le débat lundi soir, on est beaucoup dans la perception, perception, perception…

D’un côté, on a Tremblay, un jeune politicien de carrière, populiste, populaire, un leader travaillant et déterminé à occuper le plus haut poste au conseil municipal, qui a beaucoup d’idées, mais dont on ne sait pas s’il aura toute l’habileté pour les mener à terme. De l’autre, on a Thériault, un intellectuel, pas le plus sympathique à première vue, à l’image plutôt austère et académique, aux valeurs éthiques au-dessus de la normale et qui semble capable de mener son programme à bon port. Et finalement, on a le bon gars, Pierre Nevraumont, sympathique, mais sans programme, mais avec bien de la volonté.

L’idéal serait de cloner les trois et de créer un candidat qui aurait les forces des trois aspirants à la mairie, sans leurs faiblesses, mais évidemment, ce n’est pas chose possible dans ce bas monde. Alors Mascouchois, faites votre choix!

***

En terminant, un petit mot pour remercier le Gala du Griffon d’Or de Terrebonne et son jury de nous avoir remis le prix «Commanditaire de l’année». Quelle fierté c’est pour nous! Un merci à Jeannine Cossette, qui a gentiment déposé notre candidature. Encore de beaux souvenirs à conserver…

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