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le blogue de Gilles Bordonado

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À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 52 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

Petites croix

Mercredi 30 octobre 2013

Par Gilles Bordonado

Le vote par anticipation a attiré près de 10 % des électeurs dans la région, ce qui démontre à première vue un intérêt marqué par les citoyens pour la présente campagne électorale. Et vous avez intérêt à vous en occuper, car c’est le niveau de pouvoir politique le plus près de vous.

 

Comme plusieurs d’entre vous le savent déjà, je m’intéresse beaucoup à la politique municipale. Si le défi est attrayant, je trouve que la vie des politiciens est bien ingrate, en élection ou non. Il faut qu’ils cognent inlassablement aux portes, visitent chacun des citoyens de leur quartier, se fassent raconter leurs innombrables problèmes de voisinage, de déneigement et de ramassage de poubelles, soient à l’écoute de tous, assistent à des réunions, à des assemblées et à des consultations qui n’en finissent plus, et fassent de multitudes de représentations auprès d’une foule d’organismes et d’associations, et ce, pendant de longues heures. Le tout, bien sûr, à un salaire correct, décent, mais sans plus. Toutefois, après addition des heures faites, on réalise que la compilation mène presque au salaire minimum. Et j’exagère à peine. Et il faut qu’ils soient aux petits oignons avec nous tous les quatre ans, sinon on leur botte le derrière, les jette comme de vieilles chaussettes, sans oublier que certains les insultent à la première occasion.

Mais vous avez bien raison de dire que c’est eux qui font le choix de nous représenter, qu’ils ont le pouvoir et surtout le pouvoir de changer les choses. Je crois cependant qu’une réflexion sérieuse s’impose sur la valorisation du titre de l’acteur politique, qui est jugé par nombre de citoyens non pas comme leur représentant, mais bien un souffre-douleur qui ne mérite pas un minimum de respect.

Certains seront tentés de dire qu’ils sont tous pareils, mais c’est loin d’être le cas. Plusieurs prennent la chose très au sérieux et ils méritent que vous preniez le temps de bien choisir celui ou celle qui vous représentera. Faites ce choix en vous disant qu’il ou elle pose un geste bien généreux en choisissant de vous représenter. Ce que vous, vous ne ferez pas dans le confort de votre foyer.

Nous sommes bien choyés, dans notre société pantouflarde, de pouvoir choisir, alors que bien d’autres n’ont pas ce loisir. Ils n’ont pas l’opportunité de choisir leurs représentants ni la possibilité de se plaindre. Car se plaindre, et je dirais que ça touche une bien forte proportion des pays dans le monde, c’est mettre sa sécurité en danger. On a qu’à penser à ce qui se passe dans bien des pays du tiers monde pour s’en convaincre. Regardez les événements en Russie et vous comprendrez rapidement que nous ne saisissons pas toute la portée de la chance que nous avons. Il faut être privé d’un droit pour en comprendre l’importance. Un proche ne nous manque jamais autant qu’au moment où il nous quitte.

Une chose est certaine, quand vous serez dans l’isoloir, je vous invite bien humblement à vous rappeler quelques-uns des mots que je viens de vous écrire.

Ne prenez pas votre rôle de citoyens à la légère. On vous demande bien peu de choses : faire une ou deux petites croix dans des ronds sur un bulletin de vote.

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