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À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 52 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

Irréductibles Gaulois

Mardi 10 décembre 2013

Par Gilles Bordonado

Une importante nouvelle est tombée la semaine dernière, alors que les 74 journaux hebdomadaires de Québecor Média ont été acquis par TC Media, entreprise propriétaire du concurrent de La Revue dans notre région.

Hebdos Québec, qui regroupe les 30 journaux indépendants du Québec, dont une petite vingtaine de propriétaires comme moi, a applaudi la nouvelle, qui, espère notre président, Paul Brisson, renommé éditeur sur la Côte-Nord, mettra fin à la guerre de prix qui sévissait dans plusieurs régions du Québec entre certains journaux du groupe de M. Péladeau et des indépendants.

Je dois avouer tout de même un certain malaise. Les deux entreprises ont tout à fait le droit de transiger dans l’intérêt de leurs actionnaires, mais il reste que jamais dans l’histoire des hebdomadaires au Québec, y aura-t-il eu une telle concentration de la presse entre les mains d’une seule entreprise.

Il n’y a rien de surprenant à ce que le Bureau de la concurrence se penche sur une telle transaction, qui fait en sorte que les 30 journaux indépendants se retrouveront devant 157 journaux de TC Media. Cette entreprise devrait en fermer quelques dizaines pour rationaliser le marché, puisque dans certains secteurs, il y avait jusqu’à quatre hebdos sur un même territoire, une hérésie.

Applaudissons cette décision qui mettra fin dans bien des régions à ces guerres de tarifs, mais chez nous, on n’en a pas vécu de graves depuis un bon moment. On s’accroche de temps en temps, mais cela se passe de façon correcte, d’autant plus que La Revue est un excellent client – soit dit en passant fort satisfait des ententes et des services d’imprimerie et de distribution – de TC Media. Mais c’est le volet journal hebdomadaire qui m’inquiète à long terme.

Je pense que TC Media doit absolument, à mon avis personnel, offrir des garanties solides pour assurer la pérennité des journaux indépendants.

Dans plusieurs régions du Québec, elle a signé des ententes avec ces derniers et j’espère que c’est avec ce même enthousiasme qu’elle le fera avec ceux qui n’ont pas les mêmes garanties. Il faut s’assurer qu’au lendemain de la transaction, TC Media ne se lance pas dans une guerre de prix le jour où les choses ne tourneront pas à son avantage.

Dans mon cas, toute la question de la représentation nationale est majeure, entre autres. Elle n’est pas assurée avec cette transaction qui pourrait faire disparaître notre interlocuteur en la matière, Québecor Média.

En terminant, j’aurai une pensée pour les centaines de travailleurs et travailleuses qui perdront leur emploi bientôt et je garderai en tête que je me retrouverai devant un concurrent en situation de quasi-monopole qui disposera d’une visibilité «coast to coast» au Québec. Qui plus est, cette transaction pourrait, notez le conditionnel, ouvrir sur de nouvelles ententes stratégiques entre Québecor et TC Media, sur la question du Publisac et du Sac Plus, de la télé, des magazines et des quotidiens.

Globalement, j’espère que cette paix entre géants aura des conséquences heureuses pour ceux qui sont plus que jamais des irréductibles Gaulois, les journaux hebdomadaires du Québec, dont votre journal La Revue.

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