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À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 52 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

Présentez-vous, monsieur Dagenais

Mardi 17 décembre 2013

Par Gilles Bordonado

L’affaire n’avait pas fait grand bruit. Quelques médias anglophones intéressés par l’avenir du Sénat, sans plus. Mais depuis, cette affaire embrase les médias sociaux et les discussions sur la colline parlementaire.

Dans une lettre envoyée à tous les parlementaires fédéraux, le sénateur conservateur Jean-Guy Dagenais, un résident de la circonscription fédérale de Terrebonne-Blainville, s’attaque avec virulence et personnellement à la députée néo-démocrate Charmaine Borg, qui, comme ses collègues du NPD, réclame l’abolition du Sénat canadien, ce qui est, à mon avis, une excellente idée.

Cette structure archaïque comptant des amis non élus du régime en place et des précédents n’a aucune raison d’être. Coûtant des millions de dollars en pure perte, ce Sénat à majorité conservatrice entérine des décisions prises par un parlement à majorité conservatrice. Et même quand les chambres ne sont pas de la même allégeance, le Sénat appuie toujours les décisions du Parlement. Il analyse aussi des dossiers que les députés dûment élus pourraient regarder sans problème. Pour moi, le Sénat, c’est de l’argent gaspillé. Est-ce que cela fait de moins un partisan néo-démocrate? Pas du tout. Mais les commentaires déplacés de l’ex-président de l’Association des policiers provinciaux du Québec ne feront pas de moi un conservateur.

Cela dit, la jeune députée n’a pas attendu le réveil des médias nationaux francophones, qui ne se passionnent pas pour le Sénat, pour agir et réclamer des sanctions envers le sénateur, dont les propos étaient teints d’une misogynie et de préjugés bien sentis. Cela n’honore en rien le policier gradé qu’il a été.

Si Mme Borg a profité de la vague de sympathie de Jack Layton pour se faire élire, comme le dit M. Dagenais, cela ne lui enlève en rien son droit de représenter les électeurs de Terrebonne-Blainville, tâche qu’elle accomplit avec rigueur, présence et passion. Qui plus est, elle n’est pas la première à profiter de la popularité d’un chef pour être élue.

Cette parlementaire a parfaitement le droit de s’attaquer à l’existence du Sénat. Je dirais même que c’est son rôle, surtout dans le contexte des scandales que nous connaissons à la Chambre haute. Elle est loin d’être une plaignarde et une ignorante, monsieur Dagenais. Impuissante, elle ne l’est pas plus, comme le démontrent les derniers événements. Et elle, elle a le mérite d’être élue.

Car, je le rappelle, M. Dagenais a échoué à se faire élire comme candidat conservateur aux dernières élections dans la circonscription de St-Hyacinthe-Bagot. Il a même pris le 3e rang avec 16 % du vote, la pire performance conservatrice dans cette circonscription depuis 2004. M. Dagenais est mal placé pour parler de légitimité. Il aurait avantage à prendre plus de temps à reconsidérer la sienne.

En conclusion, comme vous le propose avec candeur Mme Borg, pourquoi, monsieur Dagenais, ne démissionnez-vous pas du Sénat et ne vous présentez-vous pas aux prochaines élections dans Terrebonne-Blainville contre elle?

Ce sera là une belle occasion pour vous de gagner une réelle crédibilité et d’apprécier sur le terrain à quel point les convictions du Parti conservateur sont bien loin des réalités québécoises…

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