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À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 52 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

Des Moulins, terre souvenrainiste

Mardi 28 janvier 2014

Par Gilles Bordonado

Élections dans la mire, le Parti Québécois accélère le pas avec un discours franchement souverainiste. Cohérent avec la philosophie de ce parti, ce discours permettra peut-être à la formation politique de faire le plein des indépendantistes et des nationalistes affirmés.

 

Voici une petite analyse des résultats électoraux et référendaires sur la souveraineté des 35 dernières années. Ces résultats tendent à démontrer qu’une large portion des Moulinois est souverainiste.

En 1995, alors que le Québec avait voté oui à la souveraineté à 49,4 %, les votants de la circonscription de Masson avaient voté en faveur dans une proportion de 71 % et ceux de Terrebonne, de 67 %. En moyenne, dans la MRC Les Moulins et ses villes voisines incorporées à ces circonscriptions, le nombre de votes en faveur du oui dépasse de 20 % ceux de la province.

Même constat en 1992, alors que les Moulinois avaient rejeté l’accord de Charlottetown qui proposait une réforme de la constitution canadienne. Ce référendum avait été défait à l’échelle du pays. Si pour certains anglophones, on en accordait trop au Québec, visiblement, pour les Moulinois, cette offre était insuffisante. En effet, 76 % d’entre eux dans Masson et 72 % dans Terrebonne avaient rejeté l’entente. Le Québec l’avait battue à 57 %. On remarque, encore une fois, que les Moulinois montrent un écart important de 15 à 20 % avec les résultats québécois.

En 1980, alors que seulement 40 % des Québécois avaient voté oui au premier référendum sur la souveraineté-association, ils avaient été 51 % à voter favorablement au projet dans la circonscription de L’Assomption et 47 % dans celle de Terrebonne, de 7 à 11 % d’écart en faveur de ce projet d’indépendance avec association économique avec le reste du Canada. L’Assomption, qui couvrait entre autres Mascouche et La Plaine, a été l’une des 15 circonscriptions parmi les 122 du temps au Québec à voter oui.

Qui plus est, des députés souverainistes ont été élus sans interruption depuis 1976, à part l’exception adéquiste de 2007. Ainsi, les scrutins de 1976, 1981, 1985, 1994, 1998, 2003, 2008 et 2012 ont tous mené à l’élection de députés souverainistes du Parti Québécois.

Il est impossible de prévoir si les Québécois comme les Moulinois appuieraient le camp du oui en cas d’un troisième référendum sur la souveraineté. Ce qui est sûr, c’est que le PQ a tout avantage à en parler dans Les Moulins pour faire le plein électoral de souverainistes et de nationalistes convaincus, qui se dispersent depuis quelques élections en direction d’Option nationale, du Parti vert, mais aussi et surtout en direction de Québec solidaire, voire de la Coalition Avenir Québec. Quand on sait qu’un écart favorable de 1 ou 2 % permettrait au PQ de prendre le pouvoir de façon majoritaire, on comprend, outre les arguments qui pèsent en faveur du projet, la décision des péquistes de parler de souveraineté.

Il n’y a rien de surprenant à cela, car bon an, mal an, sondage après sondage, gouvernements libéraux ou péquistes confondus, de 40 à 45 % des Québécois, et on peut croire de 55 à 60 % des Moulinois, croient encore fermement à ce projet.

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