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À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 52 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

Berra

Mardi 4 mars 2014

Par Gilles Bordonado

Yogi Berra avait l’habitude de dire que ce n’est jamais fini tant que ce n’est pas fini. On peut croire que la maxime de ce célèbre joueur et gérant de baseball professionnel est bien juste alors que l’issue de la présente campagne électorale est loin d’être connue.

Mais il est permis de penser que cette maxime ne trouvera pas écho dans les circonscriptions de Terrebonne et de Masson, car, à moins de faux pas inattendus, on voit mal comment Mathieu Traversy et Diane Gadoury-Hamelin ne pourraient pas triompher alors que près d’un francophone sur deux appuie le PQ au niveau national.

Certains seraient tentés de dire : «À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire», une opinion que je ne partage pas. Les deux députés n’ont pas démérité et n’ont rien tenu pour acquis. Outre qu’ils sont hyperactifs dans le milieu, ils ont pu compter sur un gouvernement péquiste qui s’est engagé derrière eux en répondant à une foule de demandes pressantes des Moulinois. Le gouvernement a dévoilé de nouvelles places en garderie, ainsi que de nombreux investissements en santé, en éducation, en culture et patrimoine, et au chapitre des infrastructures.

Les deux députés ont des machines électorales bien huilées et des bénévoles mobilisés prêts à en découdre avec deux candidates libérales et deux candidats caquistes qui sont soit non annoncés, non connus, sans historique au sein de leur formation respective ou surtout sans organisation. Au moment où j’écris ces lignes, aucun de ces quatre candidats n’a été annoncé. Vous en connaîtrez certains simplement grâce au travail d’arrache-pied des journalistes de La Revue qui ont soutiré les noms que vous découvrez dans cette édition. C’est très ennuyeux que j’écrive une affaire pareille, mais les seules courses qui risquent de survenir dans Terrebonne et Masson, ce sont celles pour savoir qui terminera deuxième et troisième au classement final.

Dans L’Assomption, le chef de la Coalition Avenir Québec, François Legault, ne l’aura pas facile alors que l’ex-député bloquiste et économiste Pierre Paquette y représentera le PQ. Legault, qui a joui d’une extraordinaire visibilité lors de la dernière élection, ne l’avait emporté que par 1 070 voix face à une candidate péquiste totalement inconnue. L’affaire est donc loin d’être attendue, d’autant plus que François Legault aura bien du chemin à parcourir aux quatre coins du Québec et que Paquette fera des portes dans la circonscription. Quant au représentant du PLQ, il fera de la figuration.

Pour leur part, les représentants de Québec solidaire, d’Option nationale et du Parti vert feront au plus 5 ou 6 %, peut-être assez pour nuire à Pierre Paquette dans L’Assomption, comme ce fut le cas pour la candidate péquiste en 2012.

Quant aux résultats nationaux, le tout se jouera dans une douzaine de circonscriptions francophones qui trancheront entre un gouvernement majoritaire ou minoritaire péquiste ou minoritaire libéral. Voilà la décision majeure qu’auront à prendre les électeurs québécois. Élire un gouvernement pour quatre ans ou pour 18 mois. Mais ce n’est jamais fini tant que ce n’est pas fini…

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