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À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 52 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

Donner sa vie

Mardi 3 juin 2014

Par Gilles Bordonado

Il y a 100 ans, la première guerre véritablement mondiale ravageait l’Europe. Quelque 20 millions de personnes, dont la moitié était des civils, y mourront pendant les quatre ans qu’aura duré ce conflit meurtrier.

Je me passionne pour les deux grands conflits qui ont marqué le 20e siècle et je suis dépassé du peu de respect que les États avaient pour la vie humaine. Les batailles de tranchées menées de 1914 à 1918 en étaient les meilleurs exemples.

On demandait aux soldats d’attaquer à répétition devant des adversaires prêts à tout pour les arrêter. Les belligérants ont utilisé tous les moyens possibles pour battre, voire exterminer l’adversaire, dont des bombardements intensifs, des attaques chimiques et au lance-flammes, ainsi qu’un usage extensif des mitrailleuses, une «merveille technologique» permettant d’éliminer des centaines, voire des milliers, d’adversaires dans des temps records.

Parmi les exemples les plus troublants, soulignons la bataille de la Somme qui verra mourir 450 000 militaires et souffrir 550 000 blessés en trois mois de campagne! Le tout pour gagner quelques centaines de mètres à la fois. Et on ne parle ici que d’un seul champ de bataille, il y en aura des dizaines d’autres, en France, en Italie, mais aussi en Russie et en Turquie, qui portait le nom d’Empire Ottoman. De véritables carnages…

Dans leur rêve de domination mondiale, les grandes démocraties et couronnes européennes ont fauché la vie de 20 millions d’habitants, trois fois la population du Québec. Trois fois !

Mais bien sûr, les belligérants mirent de l’avant des valeurs de défense de la patrie et de l’État national, ainsi que de défense des libertés collective et individuelle des pays touchés. Romantique, on se battait pour son roi, et, par extension, son pays, mais aussi pour la domination du monde et de ses colonies.

Une grande étude internationale a été menée aux quatre coins du monde demandant aux gens interrogés pour qui ou quoi ils seraient prêts à mourir.

Selon le résumé que j’ai entendu à Radio Canada Première, on est loin du patriotisme passé. Les deux grandes guerres et ses millions de morts et les conflits intermédiaires qui ont frappé la planète depuis ont refroidi les ardeurs des citoyens du monde à défendre «leur» patrie. De plus en plus découragés de leurs dirigeants politiques et peu inspirés par eux, les citoyens sont loin de vouloir donner leur vie pour le pays, bien qu’il ne se passe pas un jour où l’on ne voit pas un conflit survenir entre deux nations voisines. En cette période de mondialisation et d’effondrement des mœurs politiques, on ne veut plus mourir pour la patrie, On donnera bien sûr sa vie, avec modération si possible pour un proche, sa mère, son père, ses enfants, sa femme, un ami, mais quant aux valeurs de justice et de liberté, la plupart se disent qu’il s’en trouvera bien quelques courageux et militaires de carrière pour se battre pour elles. D’où l’admiration que nous avons pour eux.

Je dois avouer, et ce sera mon commentaire, que ça m’a découragé un peu de voir ce désengagement. Mais en temps de paix, peut-on voir les choses autrement…

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