-5° Terrebonne, mardi 21 novembre 2017
Restez informés, abonnez-vous aux infolettres
La Revue Télé

La Revue

L'hebdo des gens d'action

Rechercher Menu

le blogue de Gilles Bordonado

Fil RSS

À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 52 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

Un demi-milliard en valeur foncière

Mardi 10 juin 2014

Par Gilles Bordonado

Suis-je favorable au déménagement de l’aéroport de Mascouche? Vous pouvez en être certains! Dans cette même chronique, le 1er septembre 2010, je réclamais sa fermeture. Le 11 juillet 2012, je proposais de trouver un terrain d’entente avec les pilotes et de déménager l’aéroport. Comment pourrais-je aujourd’hui m’opposer à la volonté de la Ville de Mascouche de déménager celui-ci et surtout, de faire fructifier ces terrains au riche potentiel laissés libres à l’intersection des autoroutes 25 et 640?

En 2010, j’évaluais que cinq magasins de la taille du Rona L’Entrepôt entreraient sur le site, permettant d’engranger des millions de dollars en taxes et de générer des milliers d’emplois. Presque quatre ans plus tard, le conseil municipal dirigé par Guillaume Tremblay dévoile une étude qui confirme que les terrains pourraient attirer des investissements frisant le demi-milliard de dollars, voire le milliard, et générer des taxes municipales de 11 M$ PAR AN. On en fait des choses avec 11 M$ par an. On peut financer la construction d’un poste de police, d’une piscine, d’un centre communautaire, doter la ville d’un parc aux abords du Manoir, et on peut même réduire les taxes municipales.

J’ai toujours dit que l’aéroport trônait sur une mine d’or. Le maire Tremblay vient de le confirmer et il a surtout la volonté d’agir, d’agir vite. Pour lui, la mine d’or est prête à livrer ses richesses, et il n’y a pas de raisons d’attendre. Et il a raison.

Il propose de déménager l’aéroport aux abords du parc industriel de Mascouche, à un jet du chemin de fer. Seul problème, c’est que ces terrains sont en territoire agricole. On n’est jamais heureux de voir des terres agricoles s’envoler, mais, dans le cas présent, on est à deux pas d’un parc industriel et d’un rail de chemin de fer. Et surtout, la Ville propose de ne prendre que ce qui est nécessaire. On ne construira pas un aéroport commercial avec une piste allongée. L’objectif est de rebâtir le même aéroport de loisirs avec des services au goût du jour pour s’assurer de la viabilité de l’infrastructure. Qui plus est, pas question pour la municipalité de casquer pour tout ça. On s’assurera que les pilotes payent leur juste part. Combien et comment? Ça reste à voir, mais l’Association des pilotes soutient le projet. Elle n’a pas vraiment le choix, car le projet proposé est emballant, moderne et pour elle, c’est ce projet ou rien du tout. On ne peut pas laisser des millions de dollars en investissements dormir au profit d’une centaine de pilotes de loisirs et une poignée d’entreprises peu créatrices d’emplois. Ça n’enlève rien au travail des pilotes, mais cette situation ne pouvait plus durer.

Comment réagira la Commission de la protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ)? Comment réagiront les propriétaires de terrains achetés? Et ceux du quartier Lauzon-Lapointe qui pourraient, notez le conditionnel, être ennuyés par du bruit? Dans le cas de la CPTAQ, le maire, avis légal en main, croit que Transport Canada a priorité et qu’il peut imposer sa loi à l’organisme. Pour ce qui est des propriétaires, le maire veut négocier au juste prix, de façon transparente, de gré à gré, dans les meilleurs délais. Pour ce qui est des citoyens résidant au nord-est de l’aéroport, le premier magistrat assure que les départs et les arrivées ne se feront pas au-dessus de leurs têtes. Qui plus est, les études de bruit démontreraient le tout. Il faut aussi avouer que la configuration proposée ne peut qu’être meilleure que celle de l’aéroport actuel qui, face au coteau surélevé, génère un bruit épouvantable.

Pour toutes ces bonnes raisons, j’approuve ce projet.

Commentaires

Vous désirez commenter cet article?
Vous devez être membre

Publicités

Derniers articles

Archives