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À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 52 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

Homme de conviction

Mardi 15 juillet 2014

Par Gilles Bordonado

Raymond Gravel est un homme de cœur. Celui qui n’a jamais eu peur d’exprimer bien haut ses opinions a reçu un bel hommage de la part de la Ville de Mascouche, qui a donné son nom à la caserne de pompiers de la Municipalité.

Aumônier des pompiers mascouchois depuis plus de 20 ans, Raymond Gravel est prêtre depuis près de 30 ans. Ce Lanaudois dans l’âme est inspirant à plus d’un chapitre, lui qui a servi tant à Mascouche et La Plaine que dans plusieurs autres paroisses du diocèse de Joliette depuis le début des années 1980, et ce, avant même d’être ordonné prêtre en 1986.

Ce féru du monde des communications, qui n’a pas hésité à se lancer dans l’arène politique comme député du Bloc Québécois, ne déteste pas occuper les planches et entretenir les médias de ses opinions tranchées, même si elles ne suivent pas toujours le courant. Raymond Gravel utilise toutes les tribunes qui lui sont offertes pour promouvoir une pratique religieuse catholique plus ouverte, ce qui ne l’a pas toujours placé en odeur de sainteté avec bien des dirigeants de l’Église au Québec, mais aussi au-delà de nos frontières.

Profondément attaché à la foi catholique, et malgré la détermination et la force avec lesquelles il exprime ses opinions, il n’a jamais cessé de professer les valeurs religieuses auxquelles il s’identifie, parlant de partage, de solidarité, d’égalité et d’amour à ses ouailles.

La lutte qu’il mène actuellement contre la maladie est courageuse et est vécue avec beaucoup de retenue et de sérénité. Ce courage est inspirant et le sera d’autant plus pour les centaines de pompiers dont il est l’aumônier, tant à Mascouche qu’à Montréal, car c’est dans l’ADN des pompiers de faire preuve de courage. Que l’on sauve des vies ou des âmes, Raymond et ses amis sapeurs ont cela en commun.

Même si bien des spécialistes de toponymie contestent la décision de donner le nom d’une personnalité toujours vivante à un édifice, une rue ou un parc, au risque de se trouver dans des situations délicates si l’image de cette personnalité venait à être égratigner, je pense qu’on aura rien à redire du prêtre Gravel. Je trouve personnellement que de lui rendre hommage de son vivant, mais au crépuscule de sa vie, est une délicatesse qui salue sa contribution comme agent de changement social, comme citoyen engagé et comme homme de foi.

Bravo à la Ville de Mascouche d’y avoir songé. Cet homme de conviction le mérite bien.

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