-7° Terrebonne, mardi 21 novembre 2017
Restez informés, abonnez-vous aux infolettres
La Revue Télé

La Revue

L'hebdo des gens d'action

Rechercher Menu

le blogue de Gilles Bordonado

Fil RSS

À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 52 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

Soupçons et médisance

Mardi 9 septembre 2014

Par Gilles Bordonado

Il y a les soupçons et il y a les preuves. Pour une petite partie de la population, tous les politiciens, ou presque, sont des bandits. Les déclarations de Tony Accurso à la Commission Charbonneau ont donné de l’eau au moulin à ces gens qui n’ont besoin que d’une photo pour cracher leur fiel. À mon avis, dans le cas de Jean-Marc Robitaille, il y a des soupçons, voire de la médisance, mais bien peu de preuves, sinon pas de preuves du tout.

Est-ce que le maire de Terrebonne a été sur le «Touch»? Assurément. Était-il là à l’invitation de Tony Accurso ou accompagnait-il son ami Normand Trudel? Ce voyage a-t-il favorisé les affaires des nombreuses entreprises du plus célèbre constructeur québécois?

Rien n’est moins sûr à écouter les déclarations du principal intéressé. Les terrains de la Pépinière de Montréal, que Tony Accurso a rachetés de la SODIL, le bras financier du Fonds de solidarité [qui les avait achetés elle-même de la Ville de Montréal et non de la Ville de Terrebonne], n’ont jamais été dézonés. Pire encore, ils sont en zone conservation, d’où la déclaration de Tony Accurso qu’il aurait dû aller voir «au provincial» pour régler son problème. Si M. Accurso espérait un retour d’ascenseur, il n’est pas venu de là, certain!

Est-ce que la Ville de Terrebonne a donné des contrats de construction aux entreprises de M. Accurso au cours des dernières années? Il semble que non.

Quand le ministère des Affaires municipales du Québec a étudié les dossiers de la Ville de Terrebonne, il n’a trouvé que des peccadilles et rien qui ne mette en lien le maire, son administration et les entreprises de M. Accurso.

Y a-t-il eu ententes, voire collusion, entre certains professionnels ou constructeurs d’infrastructures pour remporter des appels d’offres au cours des dernières années? Probablement. Mais est-ce que la Ville de Terrebonne a suivi les règles prescrites par le ministère des Affaires municipales? Assurément. À chaque fois, le plus bas soumissionnaire conforme l’a emporté, semble-t-il.

Est-ce que Jean-Marc Robitaille est un bandit? Je ne le crois pas, et bien des citoyens furent de cette opinion à l’occasion des dernières élections qui l’ont reporté aisément au pouvoir, malgré les rumeurs qui déferlaient à ce moment.

Si des preuves, aussi petites soient-elles, avaient à sortir, ça aurait été le cas depuis le temps que l’on parle de ce dossier. Et si un jour, et je dis bien si un jour, c’est le cas, il sera jugé pour les choses qu’on lui reprochera. Mais pour l’instant, il n’y a ici que des soupçons et de la médisance, et pas l’ombre d’une preuve. Et on ne détruit pas des réputations à coups de soupçons et médisance.

Commentaires

Vous désirez commenter cet article?
Vous devez être membre

Publicités

Derniers articles

Archives