-1° Terrebonne, dimanche 19 novembre 2017
Restez informés, abonnez-vous aux infolettres
La Revue Télé

La Revue

L'hebdo des gens d'action

Rechercher Menu

le blogue de Gilles Bordonado

Fil RSS

À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 52 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

Signature

Mardi 26 août 2014

Par Gilles Bordonado

Mise en situation : votre patron décrète unilatéralement, sans vous en parler au préalable, une baisse drastique de vos conditions de travail, des conditions que vous avez pourtant couchées sur papier et signées d’un commun accord. Vous gagnez honorablement votre croûte. Le salaire et les avantages sociaux que vous tirez de votre emploi ont été négociés de bonne foi, de part et d’autre.

Et comme si ce n’était pas assez, votre patron vous fait passer pour un «gras dur», un privilégié de la société, alors que vous êtes un honnête travailleur comme tous les autres. La différence, c’est que vous êtes un employé syndiqué municipal et que pour bien des gens qui ne profitent pas de vos avantages, vous êtes évidemment… un «gras dur».

J’ai pris quelques semaines à prendre position dans le dossier du projet de loi 3, qui révise en profondeur les conditions de travail des employés municipaux. Je voulais lire et en savoir plus sur le sujet. C’est fait.

D’entrée de jeu, j’ai beau être un patron, j’ai été immédiatement inconfortable avec la position du gouvernement du Québec. Pour moi, une signature demeure une signature. Je suis de la vieille école. Pour moi, la parole donnée, une poignée de main, une signature, ça scelle une entente. Tu signes, tu respectes ta signature. Si tu t’es mis le doigt dans le nez et que tu as fait erreur, reconnais ton erreur, et négocie de bonne foi. Mais ici, on est bien, bien loin de là. On impose, on lance l’éléphant dans le magasin de porcelaine.

Je suis pour un syndicalisme équitable, qui voit d’un bon œil, l’équilibre entre la capacité de payer des contribuables et des conditions de travail respectables pour les travailleurs. Nous élisons des représentants pour voir que les finances de nos villes sont en règle et voient au bien public. Les représentants syndicaux voient au bien de leurs membres, mais aussi, pour la grande majorité d’entre eux, au bien commun. Comme les employés municipaux, d’ailleurs.

À mon avis, la loi sur les régimes de retraite crée plus de problèmes qu’il n’en résout. Outre le fait d’outrer avec raison les travailleurs, elle fout en l’air des ententes qui marchaient pourtant très bien. À part Montréal et Québec, qui ont géré de façon imprévoyante leurs fonds de pension en ne cotisant pas à la caisse de retraite de leurs employés et des lois boiteuses dans le domaine, on est loin de la catastrophe appréhendée. On a créé un monstre à Montréal, dont le maire Denis Coderre est désormais le légataire et le maire Labaume est en guerre permanente avec ses syndiqués. Mais ailleurs au Québec, la situation est-elle aussi dramatique ? Pas du tout ! On apprend à titre d’exemple qu’à Terrebonne et à Mascouche, le tout se passe plutôt bien, comme dans la majorité des villes du Québec. Les solutions sont là et ont été mises de l’avant. Avait-on besoin d’une solution mur à mur pour régler des problèmes ponctuels dans certaines villes du Québec ? Est-ce que le gouvernement avait besoin de mettre son nez ainsi dans les affaires de toutes les villes du Québec ? Pas du tout. Et ceux qui jalousent ces supposés «gras dur», comment réagiriez-vous si votre patron reniait unilatéralement sa signature au bas du contrat scellant vos conditions de travail? Vous crieriez à l’injustice. On en est là. Les Libéraux avaient fait la même chose avec les étudiants il y a quelques années. B-R-A-V-O

Commentaires

Vous désirez commenter cet article?
Vous devez être membre

Publicités

Derniers articles

Archives