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À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 52 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

« Messie »

Mercredi 21 janvier 2009

Par Gilles Bordonado

«Chaque fois qu'un homme défend un idéal, ou une action pour améliorer le sort des autres ou s'élever contre une injustice, il envoie dès lors une petite vague d'espoir.»

- Robert Fitzgerald Kennedy

Cette citation du célèbre frère de l'ancien président assassiné met bien en contexte cette chronique. Barack Obama ne pouvait arriver à un meilleur moment de l'histoire américaine.

Après huit années de faiblesse intellectuelle, de décisions douteuses et coûteuses, d'improvisation sur tous les plans, le peuple américain s'est donné un politicien avec une vision et des convictions pour les réaliser. Il a aussi et surtout une population dans le désarroi qui boit ses paroles jusqu'à la lie. On est loin de George W. Bush...

Les épithètes sont nombreuses pour Barack Obama : «Messie», «sauveur»... «faiseur de miracles»! Ces quelques qualificatifs résument bien les attentes démesurées envers le nouveau président américain. Ces espoirs sont non seulement américains, mais également planétaires... alors que notre pauvre Terre a si peu de personnalités universelles de référence à se mettre sous la dent.

Si je partage l'enthousiasme de la majorité des Terriens à l'arrivée du premier Afro-Américain à diriger les États-Unis, j'ai des attentes passablement moins élevées que la plupart d'entre eux. Si la foi, dit-on, peut transporter des montagnes, je pense que nos amis du sud en auront besoin d'un joli paquet pour renverser la vapeur. Cela va prendre une solide dose d'optimisme, de travail et de conviction aux Américains pour faire renaître l'American Dream.

«On ne doit mettre son espoir qu'en soi-même», écrivait le poète latin Virgile. C'est là le message latent de Barack Obama dans le «Yes we can», cri de ralliement de ses troupes alors qu'il partait à la conquête de la Maison Blanche.

Si Obama prône une action collective de ses concitoyens pour sortir du marasme le pays qu'il partage avec eux, il invite ces derniers à chercher en eux-mêmes les forces pour réussir. Les États-Unis, cherche-t-il à rappeler, est la contrée des opportunités, où tout est possible quand on y croit suffisamment et qu'on y met les efforts qu'il faut.

Selon moi, l'appel d'Obama est lancé sur une base collective, mais il fait appel aux Américains dans ce qu'il partage profondément : l'espoir et la foi que tout est possible.

***

Personnellement, je crois en ce message du «tout est possible», lorsque ce possible est raisonné et raisonnable. Les efforts et le travail payent toujours son dû à ceux qui en font preuve.

Dans ce sens, je pense qu'Obama réussira à convaincre bien des Américains de mettre la main à la pâte. La plupart d'entre eux seront prêts à faire face au péril auquel sont confrontés les États-Unis d'Amérique et, par extension, le monde industrialisé. Car c'est de cela qu'il est question. Le système économique dans lequel nous baignons s'est emballé par la faute de la cupidité et de l'abus de certains, et c'est maintenant à nous tous et en particulier aux Américains de passer à la caisse. Le mandat que s'est donné Barack Obama est phénoménal.

***

Personnellement, je suis un optimiste de nature et je crois que notre région et le Québec en général s'en sortiront avec beaucoup moins de mal que les États-Unis, voire que nos voisins ontariens et canadiens.

Un peu comme de plus en plus de gens, j'en ai assez d'entendre les commentateurs économiques nous abreuver de leurs commentaires apocalyptiques depuis plus d'un an. Tout est sensible et tout est une question de confiance, et je crois qu'ils ne contribuent en rien à cette confiance en lançant à la tête des auditeurs et des lecteurs des prévisions qui ne font qu'empirer les choses.

Pour terminer, je ferai un petit Obama de moi, «gardons espoir en l'avenir ». Oui, nous le pouvons...

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