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À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 52 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

Le Manoir enfin à nous !

Mardi 14 octobre 2014

Par Gilles Bordonado

Ça fait des années que je réclame à hauts cris la sauvegarde du Manoir et de sa forêt environnante, et voilà que ce sera chose faite comme vous l’apprenez en primeur dans notre journal cette semaine, et je m’en réjouis. Le maire Guillaume Tremblay et son administration avaient promis des actions déterminantes pour l’avenir de Mascouche, et ils tiennent parole.

Jamais depuis les premières années Marcotte (1991-1996), celles de l’élargissement de la montée Masson, de l’assainissement des eaux, du développement du parc du Grand-Coteau, du Méga-Centre et des Cours de l’Étang, n’avait-on vu l’administration de cette ville agir aussi activement pour l’avenir des Mascouchois.

La décision d’acheter le Manoir et ses vastes terrains est un investissement extraordinaire, un legs unique pour les générations futures. D’acquérir les bâtiments du site permettra de mettre en valeur l’histoire locale comme elle n’avait jamais pu l’être auparavant. L’achat de la dernière forêt seigneuriale intacte au Québec assure à Mascouche, à long terme, d’un poumon vert que nous pourrons éventuellement découvrir avec nos enfants, nos petits-enfants et nos arrières-petits-enfants. Finies les menaces d’entrepreneurs privés qui cherchent à faire la «piastre» avec notre patrimoine collectif, avec un site qui devait nous appartenir à tous, comme l’est l’Île-des-Moulins aujourd’hui pour Terrebonne.

Comme dans le temps, alors que l’Île devint enfin un bien commun, plusieurs parleront du prix à payer. Oui, il aurait coûté moins cher de l’acheter il y a 10, 15, 20, 25 ans, mais les administrations précédentes n’ont pas eu la bonne idée de l’acheter avant. Est-ce une raison pour ne pas l’acheter aujourd’hui ? Je crois que non. Le prix payé est de quelque 20 cents le pied carré, un montant plus qu’intéressant pour mettre la main sur des forêts qui doteront Mascouche d’espaces verts plus grands que la taille de Central Park à New York.

La grande carte cachée de cette transaction pour les Mascouchois, ce sont les 300 000 pieds carrés que la Ville a acquis sur le «plateau» du Manoir, à l’intersection des chemins Sainte-Marie et des Anglais. Alors que la Ville n’a presque plus de terrains lui appartenant, ces vastes espaces valent déjà leur pesant d’or pour la Municipalité, qui pourra y implanter d’éventuels édifices municipaux (piscine, maison de la culture ou autre). Pour acheter des terrains aussi vastes, ce sont 6 M$ en argent bien sonnant que la Ville devrait payer aujourd’hui. En effet, au coût conservateur de 20 cents le pied carré, les espaces du «plateau» ont une valeur potentielle actuelle de 6 M$ sur le marché. Tout en acquérant le Manoir et sa forêt, la Ville disposera donc de ces terrains pour l’avenir.

À 10 M$, le règlement d’emprunt semble important à première vue, mais n’oublions pas qu’il inclut les terrains ci-haut mentionnés, mais aussi les frais inhérents aux travaux de démolition de la partie non patrimoniale du Manoir, la protection du site historique et des travaux d’aménagement. Le règlement d’emprunt se répartira sur des années et ne sera dépensé que progressivement, ce qui permettra à la Ville de le diminuer grâce à des subventions et de l’autofinancement. En se donnant un horizon de douze ans pour développer l’ensemble, l’administration Tremblay agit avec bon sens et rigueur. En l’achetant aujourd’hui, il dote Mascouche d’un poumon vert et d’un cœur qui battra bien longtemps.

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