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À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 52 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

Couper

Mardi 28 octobre 2014

Par Gilles Bordonado

Après l’abolition de tous les organismes publics de santé centralisés sous un seul chapeau dans chaque région administrative et dirigé à partir des bureaux du ministre Barrette, et après la menace d’abolir ou de regrouper à nouveau les commissions scolaires sous les bons auspices du ministre Bolduc, voilà que le gouvernement Couillard menace d’éliminer les centres locaux de développement et les Carrefours jeunesse-emploi (CJE).

Encore une fois, le gouvernement sabre dans la représentativité des citoyens au sein d’organismes du milieu, pourtant bien au fait des besoins des communautés. Alors que le Premier ministre disait venir et vouloir se rapprocher des régions, celui-ci et ses ouilles coupent à tire-larigot dans les dernières organisations à avoir une mission purement locale. Tout ce qu’il restera à la suite de ces coupes à blanc sont: 1 - des organismes régionaux au format disproportionné qui ne livreront jamais les économies espérées et 2- des Municipalités qui verront une foule de responsabilités nouvelles aboutir au cœur de leur mission, sans garanties réelles de financement à long terme. Parlez aux élus municipaux. Ils en auraient long à vous dire sur le pelletage de nouvelles responsabilités de Québec sans l’argent nécessaire pour les assumer. Et qui va payer: vous, le contribuable municipal. Du pur pelletage de factures se prépare.

Ce n’est pas sorcier, à Québec, on semble manier le ciseau avec l’adresse d’un apprenti-coiffeur. À la course aux économies, on coupe à droite, on coupe à gauche. Une mèche qui dépasse à droite, une mèche à gauche. À force de vouloir égaliser le tout, l’allure de la chevelure n’a rien de très structurée, sinon le résultat d’une tonte au plus serré. Et demain, que restera-t-il de la représentativité des communautés? Rien, sinon des élus municipaux et des fonctionnaires dirigeant des structures de plus en plus grandes et de plus en plus lointaines des citoyens, le tout avec des moyens que Québec souhaite de moins en moins grands. Le tout pour notre plus grand bien, évidemment, nous promet-on. J’ai des doutes.

Qu’en sera-t-il du développement et de la coordination des enjeux économiques régionaux et du développement de l’entrepreneuriat? Il reposera entre les mains des Villes seulement si l’on en croit Québec qui leur donnera de minces subventions pour les gérer. Qu’adviendra-t-il des jeunes qui sont actuellement soutenus par le CJE ? Ils seront abandonnés dans la grande mer des services sociaux et d’employabilité débordés et des méga commissions scolaires régionales ne pouvant pas plus répondre à leurs réels besoins. Mal orientés, que deviendront-ils? Largués par le système, on peut imaginer le pire.

Mais à Québec, on coupe, car c’est primordial de couper. Nos merveilleux ministres comptables ne semblent pas trop s’attarder à la mission des choses, mais seulement à ce qu’elles coûtent. Et pour moi, c’est une grave erreur. Dans la MRC Les Moulins, cela représenterait des décennies de travail et de concertation jetées à l’eau. Quel gaspillage!

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