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À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 52 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

Logique

Mardi 11 novembre 2014

Par Gilles Bordonado

Certains sont tentés de dire : «Tout ça pour ça». Personnellement, je pense que la Ville de Mascouche a cherché un consensus dans le dossier de l’aéroport et qu’il a été tout simplement impossible d’en trouver un. Finalement, la logique a triomphé.

J’ai toujours vanté le flair politique de Guillaume Tremblay et sa faculté à faire marche arrière quand il le faut fait partie de ce flair. Nombre de politiciens s’acharnent sur des projets qui ne font pas l’unanimité ou qui sont condamnés. Guillaume Tremblay et les pilotes ont vu que le projet serait difficilement viable, mais surtout irréalisable dans un délai logique. Opter pour des terres agricoles n’a pas favorisé le projet, loin de là. 

Si les pilotes peuvent être déçus de voir disparaître leur aéroport, ils se consoleront en sachant qu’ils disposent d’un montant d’argent substantiel pour mettre en place un nouvel aéroport socialement acceptable et économiquement viable, et ce, ailleurs… qu’à Mascouche. Je vois mal l’administration Tremblay remettre 3,2 M$ aux pilotes pour planter un nouvel aéroport dans la ville. Qui plus est, l’étude commandée par la municipalité démontre clairement qu’aucun autre site que le premier choisi sur ce territoire ne semblait recevable. Et comme Mascouche a le chéquier entre les mains, on voit mal un tel retournement de situation. Certains dénonceront la décision de la Ville d’accorder un tel montant à la Corporation de l’aéroport de Mascouche et c’est leur droit. Mais c’est aussi le privilège de l’administration municipale en place de faire autrement.

Entre-temps et c’est là et de loin la meilleure nouvelle, Mascouche pourra enfin mettre la main sur les terrains de l’aéroport pour développer l’économie régionale et l’emploi local par des investissements privés majeurs. Je conjure cependant le maire et son administration, qui pourraient faire preuve d’impatience, de ne pas brader ces précieux terrains au premier venu et à n’importe quel prix. Ils se doivent de bien choisir les investisseurs qui auront à mettre ceux-ci en valeur. Le nombre important de projets à financer par la Ville de Mascouche ne doit pas faire en sorte qu’on vende au premier intéressé. L’expérience de la vente pitoyable des extraordinaires terrains environnant la gare devrait servir de leçon à l’administration Tremblay. Ces vastes terrains avaient été vendus de gré à gré pour 3 M$ par la ville à un premier propriétaire, qui passant de main en main, ont fini par se vendre à près de 20 M$ ! Un vrai scandale à mon avis, puisque Mascouche aurait pu faire preuve de patience et les vendre elle-même à un prix bien plus juste pour les citoyens de Mascouche.

Pourquoi ne pas aller en appel de propositions publiques ? Pourquoi ne pas mettre le marché en concurrence et aller chercher le maximum possible pour la vente, mais aussi pour l’après-vente en demandant aux investisseurs potentiels le maximum de créativité et d’argent possible. Ces terrains sont publics, n’est-ce pas ?

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