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À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 52 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

Avez-vous voté pour ça ?

Mardi 25 novembre 2014

Par Gilles Bordonado

LIBRE OPINION, par Gilles Bordonado

Après les CLD, les CJE, les structures de la santé, les commissions scolaires, voilà que Québec s’attaque aux garderies et aux municipalités. Ce qui est insidieux dans ces annonces et les prochaines à venir, c’est que le gouvernement transfère encore ses problèmes chroniques de financement dans la cour des parents et des contribuables municipaux.

Car, il faut être myope pour ne pas voir la stratégie qui se dessine derrière ces annonces. À écouter discourir les Bolduc, Barrette, Couillard, Coiteux et tutti quanti, seul le nouveau gouvernement est compétent et a les solutions.

Ce n’est pas sorcier, à les entendre, les villes, les commissions scolaires, leurs élus, les médecins, les dirigeants d’hôpitaux et les gestionnaires de CLD sont des incompétents et gaspillent l’argent public, tandis que la mission des carrefours jeunesse-emploi est inutile. Et maintenant ce sont les parents d’enfants en garderie qui sont de parfaits idiots, car ils ne comprennent pas qu’ils doivent payer par «principe d’équité». Sans compter qu’à Québec, personne n’a évalué l’impact de la décision sur les femmes au travail. Vous en voulez de l’incompétence pure, en voilà la preuve. On prend une décision aussi importante sans réfléchir un instant à l’impact que ça aurait sur les femmes.

À Québec, derrière ces soi-disant réformes «essentielles» pour optimiser les taxes et impôts des Québécois, on joue de la scie à chaîne dans les programmes, balayant du revers de la main des dizaines d’années de travail. On joue au comptable «compteux», on a une vision à courte vue, on balance des colonnes de chiffres sans vergogne. Et on amène l’épouvantail Robillard pour dire que ça pourrait être pire. Ben oui ! Avez-vous voté pour ça, vous ?
Garanties et argent sonnant

Pour l’instant, TransCanada n’offre rien de concret contre le passage de son oléoduc sur les terres québécoises, sinon une vague promesse de bien faire les choses. C’est bien faible. Ce dont on a droit actuellement, ce sont des garanties faiblardes, aucuns fonds de secours en cas d’urgence, aucune retombée économique concrète, aucune contribution financière, mais une jolie campagne publicitaire et un plan de communication savamment orchestrés. Pourquoi le Québec accueillerait-il à bras grands ouverts ce projet d’oléoduc alors que la province n’y gagne rien de tangible, alors qu’elle nage à contre-courant du pétrole en misant essentiellement sur des énergies vertes, telles l’hydroélectricité et l’éolien ? Il est vrai de dire qu’il est difficile de vivre avec le pétrole, mais il est aussi vrai qu’on ne peut pas vivre sans pétrole actuellement. Est-ce une raison pour accepter aveuglément ce projet ? Bien sûr que non. Le projet de TransCanada comporte des risques pour la population et l’environnement, et il générera d’énormes profits aux actionnaires de TransCanada. Tant qu’il n’y aura pas de gestes concrets par cette firme pour garantir la sécurité aux alentours de son futur oléoduc et que la compagnie ne partagera pas quelques-uns des milliards de dollars de ses profits avec la population du Québec, il n’y a aucune raison de s’enthousiasmer de ce projet.

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