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À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 52 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

PKP

Mardi 24 mars 2015

Par Gilles Bordonado

 

Les habitués de cette chronique ne seront pas surpris de savoir que je suis souverainiste et que j’ai choisi le Parti Québécois comme meilleur véhicule pour amener le Québec à l’indépendance.

J’avais été discret sur mon choix à la chefferie du PQ; je ne le suis plus aujourd’hui. À mon humble avis, le candidat le mieux placé pour faire avancer cette formation politique et la souveraineté du pays est Pierre Karl Péladeau.

Certains candidats ont plus d’expérience politique, plus de charisme et de facilité à s’exprimer en public que PKP. Cependant, personne n’a sa notoriété et son expérience économique. Qui plus est, les gens ont besoin de s’identifier à de nouveaux visages. Ça explique la popularité de PKP et du jeune Alexandre Cloutier, qui fait un tabac par les temps qui courent, chauffant de près, voire dépassant en popularité le vétéran Bernard Drainville.

Avec le cynisme ambiant, les citoyens, surtout les hésitants - les «nouis», ni oui ni non-, qui font et défont les gouvernements, PKP sera un atout de taille. J’ai assisté récemment à une conférence qu’il donnait à Repentigny. Est-il le meilleur orateur? Peut-être pas, mais il a le mérite d’être clair. Il veut réaliser le pays et mettra tout en branle pour y arriver. Ceux qui l’attaquent sur la minceur de son programme ont peut-être raison, mais à cette étape, son objectif est de convaincre la centaine de milliers de membres du PQ qu’il est leur meilleur choix. En parlant de souveraineté, il fidélise les 25 % de Québécois votant pour le PQ, des gens pour qui l’article 1 doit être la priorité.

Si une majorité de membres péquistes le choisissent, il aura trois ans pour mettre de la viande autour de l’os et se positionner sur les grands enjeux de la société québécoise.

J’ai lu une biographie du personnage. Peu de gens savent qu’il a payé ses études, sans l’aide du papa, vivant dans un taudis – coquerelles incluses – pendant ses études, le tout avec un ami, le fils de Roger D. Landry, alors éditeur de… La Presse. Qui sait que ce diplômé universitaire en philosophie de l’UQAM était alors connu pour ses positions de gauche, voire d’extrême gauche? Ce n’est que dans la vingtaine qu’il étudiera en France et ensuite en droit au Québec avant de suivre les traces de son père en faisant prospérer Québecor.

PKP, c’est une énigme pour bien des personnes, mais sa grande notoriété fascine les gens et le surprend lui-même, je crois. Cet entrepreneur travaillant et chevronné a dirigé l’une des entreprises phares du Québec moderne. Dans le contexte où la souveraineté se fera par la tête et le portefeuille et non plus par le cœur, PKP représente une carte maîtresse pour remettre cette idée dans l’actualité. Sera-t-il le sauveur tant souhaité par les péquistes? Je ne le sais pas. Je sais cependant que personne ne fera chanter cet homme indépendant de fortune qui n’aura qu’un seul objectif, faire prospérer le Québec. Je suis convaincu qu’il saura s’adapter aux réalités du PQ et regrouper les souverainistes de toutes les tendances. C’est long, trois ans, et il aura amplement le temps de se faire connaître et de mettre ses idées et celles du PQ de l’avant.    

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