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À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 52 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

Sports

Mercredi 4 février 2009

Par Gilles Bordonado

Après le week-end sportif auquel les Québécois ont eu droit, je serais mal placé de ne pas parler de sports. J'aborderai cependant cela sous un angle un peu différent, celui de l'exemple que l'on peut tirer des exploits vécus sur une patinoire ou sur un terrain de football.

À voir ce week-end les Cardinals et les Steelers, ou bien les Canadiens, les Bruins et les Kings s'affronter, certaines grandes valeurs sportives et humaines se détachent du lot, dont le travail d'équipe, la combattivité, l'enthousiasme, le courage, la détermination, la persévérance, l'espoir...

La remontée des Canadiens samedi après-midi et les rebondissements forts en émotions du Super Bowl de dimanche démontrent aussi qu'il faut une bonne dose de confiance en soi, en ses coéquipiers et en son équipe pour réaliser des exploits que l'on juge impossibles.

Certains ne se gênent pas pour parler de miracles. Ce n'en sont pas, puisque si l'homme (ce qui inclut la femme, mesdames) réalise des choses incroyables ou uniques, cela repose sur ses qualités intrinsèques et non pas sur une divine intervention. Réussir l'exploit repose sur le talent, bien sûr, mais aussi l'énergie qu'on déploie.

Les déboires de nos Glorieux démontrent aussi que l'osmose d'un groupe et sa propension au succès sont bien fragiles lorsque l'adversité survient. Un leader montrant une mauvaise attitude, quelques joueurs blessés et une série de défaites font en sorte que le beau scénario de Coupe Stanley fond comme neige au soleil ou... sous la Zamboni.

Personnellement, je suis joueur et entraîneur de soccer depuis ma prime jeunesse. Avoir sous sa responsabilité une dizaine de «flos» à l'âge de 15 ou 16 ans, ça place les choses en perspective. J'ai tiré de grands enseignements de ces années passées à frapper un ballon ou à faire en sorte que d'autres, par mon bénévolat, le frappent mieux et pratiquent le sport avec plus de cohésion.

Comme gestionnaire d'un groupe d'individus (extraordinaires, en passant), ces valeurs sportives sont inspirantes et guident mon travail avec eux, et je pense qu'elles les inspirent eux aussi.

Donner l'exemple...

Si les palabres se multiplient sur l'attitude actuelle du plus talentueux des joueurs des Canadiens, le ténébreux Alex Kovalev, il est clair pour tous que l'on peut passer de héros à zéro en bien peu de temps.

Alors que l'on glorifie les athlètes au point d'en faire des demi-dieux, la responsabilité de droiture que cela exige peut échapper à certains d'entre eux, à l'occasion. Ces derniers sont bel et bien humains, et c'est ce qu'a démontré le nageur et multiple médaillé olympique Michael Phelps en humant de la marijuana avec quelques copains.

Dans une société qui idéalise ses icônes sportives et autres, ces derniers n'ont d'autres choix que d'être prudents et de donner l'exemple pour conserver une moralité quasi virginale, que nous leur envions tous, d'ailleurs.

Heureusement, le héros Phelps a vite compris son «erreur de jugement», ce qui n'égratignera pas trop son capital de sympathie... et son capital en banque! Quant à Kovy, il reste à voir s'il pourra marcher sur son orgueil au profit de l'équipe, comprenant que de voir l'autre K (pour Koivu) porter le C n'attaque en rien l'amour de la nation bleu-blanc-rouge pour lui, surtout s'il en met quelques-uns dedans...

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