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À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 52 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

51 %

Mardi 19 mai 2015

Par Gilles Bordonado

Eh bien! avec l’arrivée de Pierre Karl Péladeau à la tête du Parti Québécois, le premier sondage effectué post-chefferie montre déjà que l’appui à la souveraineté du Québec atteint les 51 % chez les francophones. Oui, 51 %! Pas mal pour un concept que plusieurs fédéralistes décrivent comme désuet et hors du temps.

Un seul sondage tenu quelques heures après l’élection d’un nouveau chef n’est pas synonyme d’une tendance lourde, mais disons que le coup de sonde a de quoi faire réfléchir nombre de politiciens.

Le message de PKP qui veut rassembler les souverainistes sous le parapluie d’un Parti Québécois franchement indépendantiste semble avoir un certain attrait chez les électeurs. Un certain attrait, car on n’a sûrement pas encore la coupe aux lèvres au PQ, puisque la prochaine échéance électorale est encore bien loin.

Cependant, avec 34 % de l’appui populaire, dont 41 % chez les francophones, le PQ et son nouveau chef ont de quoi être réconfortés. Dans un tel contexte, le PQ aurait été porté au pouvoir, et ce, à quelques pas d’une majorité absolue, si l’on se fie au simulateur électoral du politicologue Bryan Breguet, gestionnaire du site www.tooclosetoocall.ca.

Le nouveau chef se donne assurément les deux prochaines années et demie pour convaincre  les membres d’Option nationale, voire de Québec solidaire, de rentrer au bercail, comme c’était le cas entre 1968 et 2006.

Il devra non seulement affirmer son désir de réaliser la souveraineté et de mettre les moyens qu’il faut pour sensibiliser les citoyens à l’importance du pays, mais aussi réaffirmer le caractère solidaire du PQ et mettre de l’avant un programme plus social-démocrate respectueux de l’histoire et de l’âme du Parti Québécois.

La population québécoise est résolument plus à gauche de l’échiquier politique et le PQ doit quitter l’extrême centre pour se positionner du côté des gens de la classe moyenne, des jeunes et des familles. Il doit en finir avec le jeu de yoyo entre le centre droit et le centre gauche. Gros mandat en perspective.

Dans la région, dans un contexte pareil, les luttes auraient été très chaudes dans les trois circonscriptions actuelles. Si les circonscriptions de Terrebonne et L’Assomption seraient visiblement demeurées sous les girons de Mathieu Traversy, du Parti Québécois, et de François Legault, chef de la Coalition Avenir Québec, Masson aurait basculé du côté souverainiste, car l’essentiel des gains du PQ depuis quelques mois dans les sondages se fait sur la CAQ, qui, aux dernières élections, avait fait le plein de votants dans les banlieues nord et sud de Montréal. Tout ceci montre aussi tout le travail qui reste à faire aux représentants de la Coalition Avenir Québec pour consolider leurs appuis des dernières élections. Gros mandat en perspective également.

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