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À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 52 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

NOTRE député

Mardi 2 juin 2015

Par Gilles Bordonado

Un monument de la politique québécoise est décédé. Jacques Parizeau était un patriote, un des bâtisseurs du Québec, dont une partie de la vie politique est étroitement liée à notre coin de pays.  

Si on sait de Jacques Parizeau qu’il était d’Outremont, plusieurs ne savent pas que c’est à titre de député de L’Assomption de 1976 à 1981 que sa vie politique a pris son envol. Une circonscription qui couvrait Mascouche et La Plaine. Donc, pendant ce premier mandat du Parti Québécois au pouvoir, le ministre des Finances du Québec était NOTRE député.

Mes parents, militants péquistes et souverainistes depuis la fin des années 1960, l’ont côtoyé alors qu’il était député, mais aussi quand il était candidat et arpentait la circonscription de L’Assomption à l’automne 1976 pour se faire élire. Maman l’amenait faire le tour des organismes de Mascouche pour conquérir le cœur des électeurs. Elle me racontait, sourire en coin, la présence de ce dernier à une messe tenue en l’église Saint-Henri où l’illustre personnage dû participer à une farandole avec les paroissiens. Ma mère lui avait littéralement presque arraché le bras pour ce faire. Cela devait être hilarant de voir ce bourgeois de bonne famille dansant ainsi. La politique, difficile de vivre avec, mais impossible de vivre sans.

J’avais 11 ans à son élection, mais je me rappelle la prestance et la chaleur de ce personnage plus grand que nature. Du haut de mes 12 ans, je me souviens de cette fête tenue à l’école de la Source de Mascouche, soulignant le premier anniversaire de l’élection du PQ. M. Parizeau saluait les bénévoles et ses partisans, petits et grands, moi y compris. Je me rappelle de la fierté de ces gens qui avaient fait en sorte que l’un des plus illustres politiciens du Québec soit élu sur leurs terres.

Ce n’était pas un homme des demi-mesures. Ses idées étaient claires et il l’a été, à mon grand bonheur, sur la question de la souveraineté, que je ne me suis jamais gêné, moi aussi, d’appuyer ouvertement.

Si cet homme a contribué à construire le Québec économique moderne – les médias nationaux le souligneront –, on sait moins qu’il a été, oui, un grand ministre et un bon député, mais aussi un grand premier ministre pour notre région. Ayant choisi de se présenter de nouveau dans L’Assomption en 1994, il a tracé le chemin menant à la réalisation d’un cégep et d’un hôpital à Terrebonne, donnant un mandat clair à la députée Jocelyne Caron, déléguée régionale de Lanaudière, pour mener le tout. Lors d’une conférence de presse, il déclarait que c’était une évidence même pour lui de construire un cégep à Terrebonne et que Mme Caron avait toute sa confiance pour ce faire. Le patron avait parlé.

Il était marié à une femme issue de l’immigration, la grande écrivaine Alicja Poznańska, et j’ai toujours trouver réducteur de résumer la carrière de Jacques Parizeau, comme certains le font avec de mauvaises intentions, à sa déclaration à la suite du référendum de 1995. Si elle était malhabile et indélicate, certains diront qu’elle était criante de vérité. Mais M. Parizeau n’avait que faire de ces palabres, ce qui était dit était dit et ce qui devait être fait devait être fait. Son combat est loin d’être terminé…

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