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À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 52 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

Une bien longue campagne

Mardi 11 août 2015

Par Gilles Bordonado

Sans exagérer les choses, car elle était commencée depuis des mois, la campagne électorale fédérale lancée des semaines avant la date prévue par le premier ministre Stephen Harper sera bien longue.

Je suis heureux que nos gouvernements aient adopté des échéances électorales à dates fixes. Il ne restera qu’au parlement à statuer aussi sur une nouvelle date légale pour déclencher une campagne, car même si c’est la prérogative du premier ministre, 78 jours, c’est long. J’ai hâte de voir comment les politiciens et les journalistes seront capables de renouveler leurs messages et leurs écrits pendant cette longue période. C’est d’autant plus inquiétant que les uns et les autres ont déjà leurs lignes d’écrites depuis des mois. Comme citoyens, comme votants, vous aurez bien le temps de vous faire une idée si ce n’est pas fait.

J’ai hâte de voir si la longue campagne et la course serrée qui se dessine entre le NPD, les conservateurs, voire les libéraux au pays, et les bloquistes au Québec, auront une incidence positive sur la participation populaire.

Au cours des dernières élections, moins de deux électeurs sur trois se sont prévalus de leur droit de vote. En 2004, 60,9 % des Canadiens sont allés voter,  64,9 % en 2006 et 61,9 % en 2008. Ça ne se bouscule pas aux urnes. Aux élections de 2008, 38,1% des adultes du pays sont restés à la maison. En pourcentage absolu, les conservateurs ont dirigé le pays comme bon leur semble avec 23,3 % de votes favorables sur tous les votes potentiels au pays. Vous me direz que les choses sont pareilles pour tous les partis engagés dans la lutte et que c’est bien pire ailleurs. À ce chapitre, notons les États-Unis, dont le système électoral de grands électeurs est désuet et où seulement la moitié des électeurs se prévalent de leur vote.

Il reste que c’est là une des grandes problématiques que doivent relever bien des démocraties actuelles. On peut se vanter d’offrir la liberté de choisir ses élus, mais il faut que les partis politiques, leur chef et leurs candidats respectifs fassent en sorte de s’intéresser sérieusement aux enjeux qui touchent les gens et que des propositions concrètes leur soient faites pour relever les défis qui s’annoncent. Peut-être finalement que les 78 jours de campagne ne seront pas de trop…

***

Je mentionnais, dans ma dernière chronique, qu’il me semblait ne pas avoir remarqué le candidat néo-démocrate dans Montcalm, Martin Leclerc, sur le terrain. Mon ex-collègue m’a fait parvenir un aperçu bien chargé de son agenda public suivant son intérêt en vue des prochaines élections. Il semble qu’il ait serré beaucoup de mains et je lui en souhaite encore des milliers au cours des prochaines semaines. Je fais amende honorable ici. Mes excuses, monsieur Leclerc, et bonne campagne!

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