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À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 52 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

En plein front

Mardi 22 septembre 2015

Par Gilles Bordonado

«C’est trop injuste.» Voilà ce qu’a dû se dire Jacques Tremblay à la suite de sa démission comme candidat bloquiste dans la circonscription de Montcalm. C’est la dure réalité de la politique en ces temps de Facebook et des réseaux sociaux qui n’admettent, avec raison, aucun dérapage, et celui d’encenser Marine Le Pen et le Front National en était tout un.

Jacques Tremblay n’a malheureusement que lui à blâmer. Ce grand bénévole et souverainiste convaincu ne connaissait probablement pas le caractère peu fréquentable des frontistes français avant de partager cette triste vidéo et ce malheureux commentaire, sinon il ne l’aurait pas fait. Quand on se présente pour le Bloc Québécois, on ne «fraye» pas avec un parti d’extrême droite qui a, entre autres objectifs, de mettre dehors les immigrants de la France. Pour le chef du Bloc, Gilles Duceppe, un social-démocrate convaincu, ancien chef syndical et militant de la gauche communiste dans sa prime jeunesse, le lien Bloc-Front National est inadmissible, avec raison, car ce n’est pas dans l’ADN de ce parti.

La présence de Jacques Tremblay comme candidat du Bloc Québécois se justifiait à ses débuts par sa passion pour le pays et sa détermination sans borne. Mais sa candidature sûrement «malaisante» pour son fils, maire de la plus importante ville de la circonscription de Montcalm, posait un certain problème de contenu. La politique, ce n’est pas qu’une élection. C’est une question d’idées et surtout de confrontation des idées. Je ne dis pas que Jacques Tremblay ne peut pas défendre celles du Bloc Québécois, mais il faisait face à des adversaires de taille sur le plan des arguments et des communications publiques. En effet, Martin Leclerc, candidat du NPD, est un érudit, un journaliste syndicaliste et un communicateur hors pair. Le maire Louis-Charles Thouin, du PLQ, a lui aussi une grande aisance en public, sans compter un curriculum vitae impressionnant. C’est d’ailleurs ce qui avait poussé, à mon avis, le candidat Tremblay à refuser de participer au débat de la Chambre de commerce et d’industrie Les Moulins. À sa place, j’aurais opté pour la même prudence.

Comme conseiller municipal, Jacques Tremblay a représenté les électeurs de son quartier avec beaucoup de professionnalisme et d’efficacité. Si la politique est à la portée de tous, la vie politique ne l’est pas. Surtout s’il est question de politique nationale.

Ne me comprenez pas mal. J’aime bien Jacques Tremblay, mais il a commis une erreur de jugement qui ne pardonne pas. Il n’avait d’autres choix que de se retirer. À un mois de l’élection, l’ex-député Luc Thériault se positionne comme un «challenger» de haut niveau. Visage connu, discours articulé, facilité d’expression en public, souverainiste impliqué et convaincu sont autant de facteurs qui font de lui un candidat de choix pour le Bloc. Assez pour renverser la machine nationale? Pas sûr. Mais la campagne dans Montcalm vient de prendre un tournant.

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