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À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 52 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

Courte vue

Mardi 29 septembre 2015

Par Gilles Bordonado

Combien coûte une personne coincée à la maison, inactive ou sur l’aide sociale? Combien coûte cette pauvreté dans laquelle elle est confinée? Combien en frais de santé et de services sociaux à long terme?

Ces gens demanderont des millions de dollars en investissements curatifs alors que la prévention coûte bien moins cher et est plus rentable pour la société. Voilà pourquoi je suis troublé de voir Québec réduire son soutien à notre commission scolaire, qui ne finit pas de dégraisser sa fonction publique, à l’ASM, un organisme de réinsertion sociale dont les subventions ont été rabotées, au Carrefour jeunesse-emploi des Moulins, qui a vu son financement coupé, et à  Emploi-Québec, qui jongle avec des budgets de plus en plus restreints. Ils ont moins d’outils pour aider ces personnes fragiles qui risquent de vivre en marge de la société.

Installée à Terrebonne depuis peu, Certex, une entreprise d’économie sociale au solide bilan communautaire et environnemental, pourrait en faire davantage pour favoriser la réintégration de plus de gens handicapés ou en difficulté, mais les subventions sont plafonnées. Combien de personnes productives sont ainsi gardées à la maison, sur l’aide sociale, à la charge de l’État et de leurs proches? Combien coûte cette politique à courte vue? Sommes-nous si pauvres ou si riches pour nous passer de ces gens au potentiel de travail certain que l’on garde à la maison sous prétexte de restrictions budgétaires?

Mardi, les médias annonçaient que Québec cherchait un milliard dans les coffres de l’État. Le couperet tombera encore sur les services publics. Ce même jour, ils mettaient au jour des dépassements pharaoniques dans des contrats informatiques, qui sentent le copinage et l’incompétence à plein nez. Comme dans le domaine de la construction, le Parti libéral, au pouvoir depuis 12 ans, à part un intermède péquiste de 18 mois, est le responsable complice de ce fiasco. Il peut essayer de mettre ça sur le dos des péquistes, mais les citoyens ne sont pas dupes. On ne peut être aveugle pendant 12 ans. C’est long, 12 ans.

«Les coupes auront des effets sur les services publics», a fini par avouer, après des mois de déni, le premier ministre. Oui, monsieur Couillard, des effets, il y en a dans les écoles de nos enfants, dans les hôpitaux fréquentés par les malades, partout dans le Québec dans lequel nous évoluons. Des coupes de plus en plus aveugles, comme les demandes que votre gouvernement fait à l’État.

Et ce n’est pas vos fausses baisses d’impôts qui vont faire une différence. Nous savons que ce que vous donnez d’une main, vous le reprenez en taxes directes et indirectes et en pelletant des factures aux villes et aux commissions scolaires, qui n’ont d’autres choix que de nous les refiler. Vous faites le ménage, dites-vous. Moi, je pense que ça fait bien longtemps que vous auriez dû faire le ménage… dans vos rangs, mais c’est votre gouvernement que vous ménagez. On nous demande de ne pas regarder trop loin. Pas moi. La courte vue, je vous la laisse, vous en faites bon usage.

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