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À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 52 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

Pas une bonne idée...

Vendredi 20 mars 2009

Par Gilles Bordonado

En lisant «La Presse» mardi matin, je me disais que certaines décisions récentes de décideurs québécois laissaient à désirer...

Consultations pour le CHUM... encore!

Ce n'est pas la première fois que je tempête sur ce projet qui n'en finit plus de finir... Le CHUM!

Selon «La Presse», le projet du Centre hospitalier universitaire de Montréal devra faire l'objet de nouvelles consultations... encore! Et dire que l'Office de la consultation publique de Montréal en a déjà fait une. Mais entre-temps, le projet a changé. Alors, consultons, on est super bon là-dedans.

C'est une vraie risée. Cela fait pas moins de 14 ans que ce projet est sur les tables des concepteurs, et on n'a pas déposé encore une brique. La seule chose qu'on empile, ce sont les études, les consultations et les millions de dollars en gaspillage d'argent public. Je veux bien croire que la loi québécoise force la Ville de Montréal à tenir une consultation publique sur les nouveaux réaménagements du CHUM sur le site de l'Hôpital St-Luc, mais une loi, ça se change, il me semble.

Mais, là, on se rapproche de la couleur de la margarine... 5 mètres de trop en hauteur, trop de places de stationnement au goût de monsieur le maire Tremblay. Les malades, ils n'ont qu'à prendre le métro et l'autobus...

Toute cette consultation est d'autant plus bidon que le gouvernement du Québec entend aller en appel d'offres avec ses spécifications, pas celles qui naîtront des suites de la consultation.

Il est où le sentiment d'urgence quand on en a besoin?

Et dans tout cela, je ne vous parle pas du PPP (partenariat-public-privé) proposé par le gouvernement du Québec pour réaliser ce projet, des PPP qu'il faudrait soutenir par de l'argent des contribuables. Il me semble que ça ne se marie pas vraiment avec le principe. Moi, les PPP, je ne suis pas capable... et c'est pire quand il faut que le public les finance en partie. Devinez qui s'en met dans les poches à long terme...

Une autre mauvaise idée

Si l'on menait un sondage auprès des Québécois, une large majorité clamerait haut et fort que le prochain entraîneur du Canadien de Montréal se devrait d'être francophone. Imaginez ce que cela devrait être en ce qui a trait à la Caisse de dépôt et placement du Québec, le bas de laine des Québécois.

Le nouveau conseil d'administration de la Caisse noyauté d'anciens collègues et amis administrateurs du Canadien National et nommé par le gouvernement libéral choisit comme président Michael Sabia, un anglophone originaire d'Ontario à la feuille de route relativement ordinaire.

Parce qu'au-delà du profilage racial que reprochent des âmes bien pensantes purement «canadian», le choix de Michael Sabia n'est pas bon, car le poste n'a pas fait l'objet d'une vraie analyse de toutes les candidatures disponibles, car sa nomination est politique, car cet ancien dirigeant de BCE a échoué lamentablement dans la rentabilité des activités de Bell pendant son mandat, dont une transaction qui allait faire passer BCE à l'ontarienne entreprise Teachers, et car, d'entrée de jeu, il a enfermé la Caisse dans son seul rôle de bas de laine, sans intervention majeure dans l'économie québécoise.

Pour toutes ses raisons, Michael Sabia à la tête de la Caisse, ce n'est pas une bonne idée.

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