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le blogue de Gilles Bordonado

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À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 52 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

Nouveaux venus

Mardi 15 décembre 2015

Par Gilles Bordonado

L’arrivée de milliers de Syriens au Canada crée une certaine commotion dans la population. Moi-même fils d’immigrants et fier de mes origines, je regarde ces nouveaux venus avec un regard qui peut être différent de celui de certains qui viennent de familles vivant dans ce pays depuis des générations.

Comme plusieurs, j’appréhende la non-intégration de ces nouveaux arrivants, car c’est là qu’est l’inquiétude.

Si mes parents, et par conséquent leurs enfants, se sont si bien adaptés au milieu, c’est que nous nous sommes intégrés rapidement à la majorité.

Dans le cas d’une grande majorité de Syriens, dont certains parlent le français, je crois qu’il en sera de même. Je ne pense pas qu’il y aura une pléthore de terroristes dans les familles déracinées qui viendront découvrir ce nouveau pays qu’est le nôtre.

Bien sûr, mes parents étaient des francophones, blancs et catholiques de surcroît. Rien de trop effrayant pour le Québécois moyen, sinon un nom de famille qu’il faut épeler pour la vie (merci, mon papa, pour tes origines espagnoles!). Mes parents ont épousé rapidement la cause des souverainistes québécois et se sont engagés à pied d’œuvre dans le milieu, sur le plan tant politique que communautaire et scolaire. Ils ne se sont jamais renfermés sur eux, bien au contraire. Et ils nous ont élevés, ma sœur, mon frère et moi, ainsi. Nous sommes tous fiers d’être Québécois, de faire partie de cette nation. Notre Nous est le même que celui des Québécois de souche.

Ceci ne m’empêche aucunement d’être fier de mes origines espagnoles et françaises, qui sont, dans le dernier cas, simplement plus récentes que pour la majorité d’entre vous.

Je crois que nous devons faire preuve d’ouverture face à ces gens venus d’ailleurs. Ils ont besoin de nous, mais un jour, comme ce fut le cas et que c’est toujours le cas pour mes parents, leurs enfants et moi très humblement, ils contribueront au mieux-être et au développement de notre communauté.

***

Je ne suis pas un partisan du Parti libéral du Canada et de Justin Trudeau. Mais même si je suis indépendantiste, je dois avouer que je suis heureux que nous nous soyons débarrassés du gouvernement conservateur, qui encabanait le pays sous un dôme de plus en plus réformiste, non respectueux de la volonté de la majorité. On sent enfin les portes et les fenêtres s’ouvrir. Le vent entre et ça fait du bien...

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