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À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 52 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

Un front de boeuf!

Mardi 26 janvier 2016

Par Gilles Bordonado

Comme ça, nous sommes tous, amis Québécois, de sales ingrats. C’est le constat qu’il faut tirer des commentaires outrageants des élus de l’ouest du Canada du fait que les maires de la Communauté métropolitaine de Montréal refusent le passage du TransCanada Pipeline sans garanties sérieuses sur le plan de la sécurité.

Il faut avoir un front de bœuf de l’Ouest pour comparer le passage de cet oléoduc et la péréquation. Quel culot! Comme si l’Alberta, la Saskatchewan et le Manitoba n’avaient jamais obtenu de subsides gouvernementaux par le passé. On compare des pommes et des oranges, merci!

Les opposants environnementaux et nos maires, ceux de Mascouche et de Terrebonne au premier chapitre, ont bien raison d’en demander plus. Ce n’est pas pour rien qu’ils ont réclamé ces garanties alors que cette compagnie n’apporte rien de concret comme assurance, sinon de sillonner le Québec de centaines de kilomètres de tuyaux, tout en ne créant pas le moindre emploi permanent pour l’habitant. À part de remettre quelques dollars à des producteurs agricoles, c’est le néant total.

Quand le prix du pétrole montera, ce qui n’est qu’une question de temps, est-ce que les généreuses pétrolières et les provinces à leurs pieds feront de gros chèques aux Québécois pour faire transiter ledit pétrole lourd tiré des polluants sables bitumineux dans leur fameux pipeline? Soyez sûrs que non. Tout ce bel argent, comme celui qui est actuellement pompé par ces entreprises, s’en ira directement dans les poches de riches actionnaires qui n’en ont rien à cirer de nous. Et si une catastrophe survient, soyez certains qu’ils se tourneront vers les gouvernements pour les aider. Et qui est-ce qui casquera à nouveau? Les contribuables du Québec et du reste du Canada. Et la pollution, qui devra vivre avec? Les citoyens du Québec.

Ils me font bien rire, les politiciens de l’Ouest, de nous qualifier d’ingrats. Est-ce que les citoyens de la Colombie-Britannique sont également des ingrats et des gens sans aucun sens de l’économie, car ils ont refusé le passage du Northern Gateway pipeline? Est-ce que le président Barack Obama est un ingrat et n’a aucun sens de l’économie, car il a déposé son veto au passage du Keystone Pipeline, un autre merveilleux projet de TransCanada? Je ne crois pas. Je crois que tous ces gens, comme nos maires et les opposants à cet oléoduc, ont raison de s’opposer à de mauvais projets pour l’environnement et les citoyens. Quant à leur culpabilité, ils n’ont qu’à la garder pour eux!

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