-3° Terrebonne, jeudi 23 novembre 2017
Restez informés, abonnez-vous aux infolettres
La Revue Télé

La Revue

L'hebdo des gens d'action

Rechercher Menu

le blogue de Gilles Bordonado

Fil RSS

À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 52 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

Parents, assumez vos responsabilités

Mardi 16 février 2016

Par Gilles Bordonado

Comme vous avez pu le remarquer, la page couverture et quatre pages de notre journal ont pris des teintes vert pâle. C’est que La Revue et Le Trait d’Union, comme moi, qui en suis le propriétaire, rappellent l’importance de la persévérance scolaire.

J’ai eu l’honneur d’être nommé Parent Superhéros de la persévérance scolaire de la campagne nationale menée par le Réseau des Instances de concertation sur la persévérance scolaire et la réussite éducative du Québec. À l’échelle régionale, le CREVALE m’a honoré du même titre pour l’importance que je donne à cet enjeu auprès de mes enfants, mais aussi de la société. Cela fait une quinzaine d’années que je m’insurge contre le décrochage scolaire, en particulier chez les garçons. La situation était grave et si elle l’est moins aujourd’hui, il n’en demeure pas moins que l’abandon scolaire reste préoccupant.

Aujourd’hui, près de 20 % des jeunes décrochent de l’école, dont 22,6 % des garçons, un gars sur quatre. Si la situation des filles est meilleure, et c’est tout à leur mérite, celle des gars devrait nous mobiliser bien plus que c’est le cas actuellement. Pour moi, c’est un pur scandale de voir qu’on ne s’attarde pas davantage au succès de nos jeunes. Cette situation est d’autant plus inquiétante qu’un diplômé du secondaire gagne de 10 000 $ à 23 000 $ de plus qu’un décrocheur. Allons-nous laisser derrière nous 20 % de nos enfants dans une situation plus précaire que la nôtre? Avec moins d’opportunités de succès que nous?

Si la population se scandalise avec raison des coupes budgétaires inadmissibles du gouvernement dans l’aide aux jeunes en milieu scolaire et social, la responsabilité de rappeler l’importance de l’école revient avant tout aux parents. Quand on a des enfants, c’est pour s’en occuper et leur rappeler ce que doivent être leurs priorités. On est payé pour ça. Dans une société de plus en plus complexe, où les métiers exigent de plus en plus de spécialisation et de connaissances, l’éducation doit être la priorité de nos jeunes. Être étudiant, c’est ça, leur métier. À moins qu’ils n’y soient forcés, leur priorité n’est pas de travailler 40 heures par semaine pour se payer une voiture ou des vêtements à la mode. Leur priorité doit être les études. Ils auront tout le loisir de faire de l’argent plus tard. 

La Loi sur l’instruction publique oblige les enfants à demeurer à l’école jusqu’à 16 ans et ce n’est pas pour rien. L’école forme leur esprit, développe leur sens de l’analyse, les rend plus critiques envers la société et les rendra plus productifs sur le marché du travail. Ils seront de meilleurs travailleurs, mais surtout, de meilleurs parents pour… vos petits-enfants.

Face à un parent qui décroche de l’importance à donner à l’école, un jeune aura toute la liberté de décrocher. Ne décrochez pas de vos enfants. Parents, de grâce, assumez vos responsabilités. Soyez des superhéros pour vos enfants.

Commentaires

Vous désirez commenter cet article?
Vous devez être membre

Publicités

Derniers articles

Archives