5° Terrebonne, samedi 25 novembre 2017
Restez informés, abonnez-vous aux infolettres
La Revue Télé

La Revue

L'hebdo des gens d'action

Rechercher Menu

le blogue de Gilles Bordonado

Fil RSS

À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 52 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

Faits divers

Mardi 22 mars 2016

Par Gilles Bordonado

Dans ma longue carrière de presque 27 ans à La Revue, j’ai été rarement impliqué dans des faits divers qui ont retenu l’attention comme ça a été le cas pour le meurtre survenu lundi matin à Terrebonne.

J’ai toujours été impressionné par la fascination de nos lecteurs pour ce type d’information qui n’a que rarement fait l’objet d’une grande couverture dans La Revue, bien que nous nous adaptions aux intérêts de nos habitués. Nous donnons lorsque possible une place un peu plus grande à ces thèmes, car ils sont courus et populaires.

Souvent, l’événement survient à un moment peu adapté à nos tombées et, invariablement, les médias nationaux débarquent en ville quand ça arrive, armés de leurs caméras et de leurs gros sabots. Certains en ayant fait leur spécialité, il nous est difficile de lutter contre la télé et la radio en direct, car un fait divers succède à un autre. Il n’y a pas plus volatile nouvelle que celle-là. Il a fallu que de graves explosions surviennent en Belgique pour que l’actualité se tourne, avec raison, vers ce pays. Mardi midi, on ne parlait déjà presque plus de l’assassinat survenu lundi. Si nous en parlons dans cette édition papier de La Revue, c’est qu’il s’agit de l’événement qui a marqué l’actualité des sept derniers jours, mais surtout que nous avons obtenu l’exclusivité des propos de certains témoins de l’événement. Ce que les autres médias n’ont pas.

Ceci dit, le fait divers, dans un bureau de rédaction, surtout quand on est plongé dedans comme je l’ai été lundi, fait couler des flots d’adrénaline dans les veines.

Et il en est toujours ainsi. Je me rappelle quelques couvertures mémorables de ce genre d’événements, dont une prise d’otage et un appel à la bombe.

Dans le premier cas, et ça ne date pas d’hier, pour nous approcher des lieux de la prise d’otage, nous sautions, le photographe Sébastien Arbour, un caméraman de TQS (je vous avais dit que ce n’était pas d’hier) et moi, les clôtures de certaines résidences avec l’assentiment de leurs propriétaires, qui étaient, soit dit en passant, aussi excités que nous. Dans le second cas, pour photographier une voiture devant le Zellers, pour un autre (faux) appel à la bombe, je m’étais approché un peu trop près des lieux. J’avais eu droit à des menaces d’arrestation senties de la part d’un policier et j’avais quitté prestement les lieux… après avoir pris la photo convoitée.

J’ai aussi suivi des camions de pompiers et même une fois avec ma fille Émilie dans son siège de bébé, à l’arrière. Pour peu de choses cependant : un petit feu de champ. Et il y a eu aussi l’incendie spectaculaire chez Izolon, le deuxième où j’étais arrivé avant les pompiers. Je me suis étouffé dans la vapeur et la fumée qui s’en dégageaient. J’étais du mauvais côté du vent. Bravo champion. Et il y a eu la descente dans une maison accueillant une spectaculaire culture de pot.

Adrénaline, je vous disais… Encore aujourd’hui.

Commentaires

Vous désirez commenter cet article?
Vous devez être membre

Publicités

Derniers articles

Archives