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À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 52 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

Bipartisme

Mardi 12 avril 2016

Par Gilles Bordonado

Avec le décès de Jack Layton, l’attrait du Nouveau Parti démocratique (NPD) au Québec a chuté. Des 103 députés élus sous sa férule en 2011, il n’en est revenu que 44 à la suite de l’élection générale fédérale de 2015. Avec des appuis fondant de 33,5 % à 19 % au pays, Thomas Mulcair était un chef sous procuration.

Ce week-end, le divorce entre Tom et les membres du NPD a été consommé. Le beau rêve du pouvoir s’étant évaporé, les néo-démocrates ne veulent plus du «libéral» Mulcair. 

En occupant un vaste pan de l’espace politique normalement occupé par le NPD, les libéraux, leur chef, Justin Trudeau, et leur programme social ont ratissé large à la gauche du NPD lors des dernières élections. Sans Mulcair à sa tête et avec cette montée des libéraux, le NPD poussera plus à gauche, reprenant son discours traditionnellement socialiste. Cela mènera à une certaine marginalisation de la formation sur l’échiquier politique.

À Ottawa, les libéraux sont morts de rire, puisqu’aucun parti d’opposition n’a de chef et leur sélection aura un impact négatif pour les députés québécois. Au NPD, l’impact sera dévastateur, car le chef sera assurément un non-Québécois. Chez les conservateurs, l’impact sera aussi présent, mais ceux-ci sont plus solides dans leurs châteaux forts dans la région de Québec et en Beauce. 

Cela ouvre toute grande une porte au Bloc Québécois qui, revigoré par la présence de 10 députés à la Chambre des communes, voit l’opposition aux libéraux s’effriter au Québec. On voit mal comment le NPD et les conservateurs pourront faire mieux aux élections fédérales du 21 octobre 2019. Les bloquistes et les libéraux se partageront à coup sûr «l’héritage de Jack» au Québec. Il ne restera au NPD que des circonscriptions montréalaises, à l’instar de Québec solidaire.

En considérant la concentration du vote libéral dans les circonscriptions fédéralistes, une jolie portion des 25 % de votes néo-démocrates risque de revenir au Bloc, et ce, malgré la montée du PLC dans l’électorat francophone. Ce sera d’autant plus vrai que les souverainistes entendent bien mettre en commun leurs forces en vue des prochaines élections provinciales de 2018 pour se débarrasser des libéraux et donner un nouveau souffle à l’indépendance du Québec.

Retour du bipartisme aux prochaines élections fédérales dans la Belle Province? Assurément.

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