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À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 52 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

Rendez-vous

Mardi 3 mai 2016

Par Gilles Bordonado

On me questionne souvent pour savoir si faire de la politique active m’intéresserait. J’ai d’ailleurs été sollicité à plusieurs reprises dans ce sens et j’ai toujours refusé. La principale raison de cette non-implication : mes enfants.

Je répète que je ne ferai jamais de politique active tant que mes enfants n’auront pas passé l’adolescence et je suis fier d’avoir tenu cet engagement. Je vois mes deux filles et je me dis que j’ai pris la bonne décision. Et sachez que j’ai le plus grand respect pour ces élus qui combinent leur travail en maintenant un équilibre familial. Cela prend un conjoint dévoué et un cercle familial très présent.

Ceux qui connaissent le parcours de vie de mon aînée, Émilie, savent à quel point la présence de ses parents a été importante, elle qui est atteinte du syndrome de Gilles de la Tourette et de dysphasie. À 20 ans, elle est maintenant au cégep, a un copain, travaille à La Revue l’été et tente de passer son permis de conduire. Elle repousse les limites qu’on lui prévoyait alors qu’elle était bébé. Quant à Rosemarie, 14 ans, elle réussit bien à l’école, fait partie de l’orchestre d’Armand-Corbeil comme clarinettiste et joue au soccer l’été, entraînée depuis 11 ans par son père. C’est le boute-en-train de notre famille. Aurais-je pu en donner autant à mes enfants en faisant de la politique active? Jamais.

La conciliation travail-famille est une quasi-impossibilité pour un élu, surtout s’il est député à Québec ou à Ottawa. Rien de surprenant que la plupart soient célibataires ou… dans la cinquantaine! Les jeunes papas et jeunes mamans y sont rares et ça s’explique. En 27 ans de journalisme, j’ai vu des élus être déchirés entre leurs vies politique et familiale, certains au bord des larmes, tiraillés qu’ils étaient entre l’un et l’autre. Si la vie d’entrepreneur est exigeante, elle ne le sera jamais autant que celle d’un élu. Devant être présent partout, pour tous, dans sa circonscription, il doit se taper les éreintants va-et-vient avec les capitales.

La décision prise par Pierre Karl Péladeau de quitter la politique active est compréhensible. Près de nous, rappelons-nous le départ de François Legault.

Quand je réfléchis à tout ça, quand je vois ces élus qui donnent tant se faire décrier, voire jeter dehors, je me dis que mon besoin d’amour est plus grand que de vivre tout ça. Dans la chaise que j’occupe, avec l’achat du Trait d’Union, je me dis que j’ai le pouvoir de faire bien des choses, comme de voir ma femme et mes enfants tous les soirs. Peut-être serai-je l’homme des rendez-vous manqués, mais je ne serai pas celui d’une famille manquée. Belle consolation.

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